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INSTITUT LEININGER
YOGAthérapie - YOGA - Thérapie holistique
Centre de Recherche Indépendant de Yoga
Adapté
Ecole de Yoga du
K.R.I.Y.A.
Pour votre bien-être |
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- Un bon mental, une bonne philosophie de vie,
un corps souple et fort pour mieux vivre sa vie -
Laissez-vous respirer !
Une bonne fonction respiratoire est essentielle dans la
tradition du souffle qui prévoit
la pratique du Pranayama, le
travail sur le souffle.
Cette étape du Yoga demande de donner la
priorité à une bonne respiration ample, profonde, lente, ce qui demande que
le diaphragme
soit détendu, ce qui est excellent pour la santé et permet de
bien respirer.
Développer la conscience du
souffle comme nous le faisons en cours et lors des
stages de façon
plus poussée et une bonne
respiration par le nez
permet de sentir le rapport entre
Yoga et énergie, entre
Yoga, énergies,
humeurs et souffles et entre
Yoga, ascèse et énergie.
Vous retrouverez les bienfaits du Yoga et de la Yogathérapie sur le diaphragme
en cliquant ici :
on doit s'atteler à augmenter sa capacité de mouvement.
Une des clés de la respiration et donc du Yoga est de se laisser respirer : mais
qu'est-ce que cela veut dire ?
Voyons la dimension technique et pédagogique avant d'en considérer
l'importance.
Laissez-vous respirer !

Un muscle très important
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Dans la dernière revue, au cours de la description technique de la
suspension du souffle à vide, j'ai mentionné cette notion que vous
connaissez bien, de "laisser la
respiration se faire", tout en promettant d'y revenir. Nous y voici.
On peut déjà noter qu'il s'agit d'une drôle d'expression que vous entendez
très régulièrement lors des cours et stages auxquels vous participez. Si
l'expression est simple, faire ce qui est demandé ou plutôt laisser faire,
n'est pas facile.
D'où cet article pour vous en dire un peu plus.
Illustration :
Laisser faire n'est pas
facile
Action ou… inaction ?
Il nous faut commencer par une question : respirer est une action ou bien
une inaction ?
Sans qu'on s'en rende compte, le verbe
"Respirer" est souvent pris au sens de "Inspirer".
Or, "Respirer" signifie simplement
que le mouvement de l'appareil respiratoire s'effectue avec ses deux phases
principales de vidange et de remplissage des poumons, d'expiration et
d'inspiration qui se succèdent de manière naturelle.
C'est là que ça se corse. En effet, la difficulté est dans la mise en place
ou le respect de ce dernier adjectif : la respiration doit être naturelle.
Illustration :
bulbe rachidien
Or, lorsqu'on cherche à prendre conscience de son mouvement, de son
rythme et de sa profondeur, on a tendance à la modifier, l'amplifier, la
freiner, l'accélérer, la ralentir, la suspendre.
La tendance est même, parfois, de bloquer la gorge alors que les commandes
automatiques se situent au niveau du bulbe rachidien (Cf. schéma).
La grande difficulté est donc d'être conscient que notre corps respire sans
changer le cours de cette fonction naturelle, tant en ce qui concerne le
mouvement que le rythme et la profondeur.
Etre conscient ne signifie pas faire ni agir.
C'est toute la difficulté à laquelle nous nous heurtons en Occident du fait
que nous ne contrôlons pas suffisamment notre mental qui passe immédiatement
de la conscience à l'action, ce qui n'est pas voulu au départ. Nous y
reviendrons bientôt.
Comment faire ?
Oui, comment faire pour… laisser faire ?... Voilà une drôle de question
que l'on devrait formuler plutôt comme ceci : "Comment
ne pas faire ?".
C'est très simple : on doit passer du "Je respire" à "Mon corps
respire".
Pour y arriver, on doit entrer consciemment dans le jeu du mental qui ne
nous demande pas notre avis, comme nous le verrons dans un prochain numéro
spécial. Ses automatismes sont en nous depuis que nous sommes venus au monde
et conditionnés par bien des causes, Nous définirons en détail ce qu'il est,
ce qui permettra de mieux comprendre son fonctionnement et les moyens de le
contrôler avec moins de difficulté.
Nous verrons qu'il n'est pas fait que de pensées, mais aussi de contenus
subconscients puissants. Si j'use de ce terme, c'est pour le différencier de
ce que Sigmund Freud nommait "Inconscient" qui est un des composants de la
psyché humaine selon sa première topique établie en 1895 avec le Conscient
et le Préconscient.
Dans le contenu subconscient, il y a l'ensemble des liens aux différents
constituants de notre être entier.
Mental et action non consciente
C'est donc par un processus totalement non conscient que lorsqu'on pense
à un geste, le tonus afférent à ce mouvement ou à cette position est déjà en
place, que lorsqu'on pense à un mot, les cordes vocales sont déjà prêtes à
le prononcer, que lorsqu'on pense à respirer, on gonfle la cage thoracique.
Un autre exemple que nous connaissons tous est celui d'une situation
vérifiable au quotidien.
Illustration
Lorsqu'on monte un escalier, geste automatique et banal, le schéma
neuromusculaire involontaire de l'action en cours, programme l'arrêt de
chaque mouvement du corps tout entier (muscles, articulations, attitude
corporelle…). Cette organisation magnifique fait que la plante du pied
s'arrête et se pose exactement quelques dizaines de centimètres plus haut
que le niveau où elle se trouvait juste avant d'être soulevée de la marche
précédente.
Se laisser respirer signifie
véritablement laisser le corps respirer naturellement comme il le fait
pendant le sommeil, dans le courant de la journée ou lors d'un effort.
La fonction respiratoire s'adapte en permanence aux besoins de l'organisme.
Il importe de prendre conscience de notre propre ventilation pulmonaire à
des moments autres que ceux de la séance de Yoga et de l'observer au
quotidien quel que soit le moment.
Chez soi, en voiture, au travail, en marchant, en lisant, etc., quel que
soit l'instant, nous pouvons rentrer en contact avec notre souffle
Un singe fou, ivre…
Cette familiarisation permet sur le long terme, de nous rendre compte que
cette prise de conscience peut se faire sans modification non voulue du
mouvement du souffle, de sa profondeur ou de sa cadence.
Illustration :
N'oublions pas que pour les yogis de l'Inde, le mental est un singe fou,
ivre et piqué par un scorpion. André Van Lysebeth ajoutait :
"… et habité par un démon". Il
devient alors plus aisé de prendre conscience de la respiration et de la
laisser se faire dès que l'on se sent capable de ne plus interagir.
Enfin, autre point très important, plus spécialement dans le domaine de la
pratique du Yoga classique, c'est à partir d'une respiration parfaitement
naturelle que peuvent se faire les exercices de Pranayama, et seulement à
cette condition.
Diaphragme et assimilation
Le dessin ci-contre illustre très bien ce que je veux dire : lorsqu’on regarde
une planche anatomique décrivant le système digestif, il y a un grand oublié,
absent de la représentation : le diaphragme.
On le retrouve sur les dessins de
l’appareil respiratoire, pas sur ceux montrant la fonction assimilatrice.
Pourtant, sa position en coupole posée sur l’estomac, le foie, le pancréas, la
rate, fait de lui un allié précieux pour l’assimilation.

Un mouvement incessant
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De plus, le contenu viscéral étant maintenu dans une sorte de ‘caisson’
anatomique tenu musculairement par le tonus en relation directe avec celui du
diaphragme lui-même, cette configuration fait que même les organes qui ne sont
pas directement en contact avec le diaphragme, en subissent les mouvements qui
leur procurent un massage bienfaiteur.
En clair, la position
du diaphragme et ses mouvements ne peuvent être dissociés du fonctionnement
digestif qui, dans son ensemble, se trouve facilité et optimisé par un bon
travail diaphragmatique. Or, ce travail ne peut correctement s’effectuer que
si le muscle diaphragmatique a une bonne capacité de détente, ce qui est
loin d’être le cas chez les Occidentaux pris dans la vie moderne et le
courant d’un rythme auquel notre organisme tout entier est soumis.
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