INSTITUT LEININGER
Centre de Recherche Indépendant de Yoga Adapté (KRIYA)
Ecole de Yoga du K.R.I.Y.A.
Khaj div

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     L'Inde éternelle : textes
                                      

Voir aussi :
       - Clichés           - L'Inde vue par Max Muller                  - Quelques avis sur l'Inde              - Inde et arts martiaux           - Prix de la Ville de Toulouse                     
                                             

Plusieurs textes m'ont été inspirés par l'inde éternelle qui m'a impressionné et laissé une large empreinte chaque fois que je m'y suis rendu, comme lors d'une reconnaissance ou une renaissance : où est la part de fantasme, là dedans ? Voici quelques uns de ces écrits qui sont autant de témoignages de cette étrange attirante forte impression que laisse ce pays.

Retrouvez les textes :

. Au pays de Bharat (à lire ci dessous)
. Apsara : cliquer ici
. La cantine aux oiseaux : cliquer ici
. Ganga river : cliquer ici
. La Mère-Inde : cliquer ici
. Bonsoir Khajuraho : cliquer ici
. WHY ? : cliquer ici
. Le rituel du marchand de thé : cliquer ici
. La fête du Shivaratri : cliquer ici

. Retour d'Inde (en alexandrins) : cliquer ici

 

         
     "Au pays de Bharat"
                  

Il y a, je crois, trois façons au moins d'appréhender l'Inde. Il y a celle d'il y a 20 ans, consistant à, dès la descente d'avion, sauter dans un taxi et se faire mener au premier ashram venu afin de se rassurer sur son bien-être. La seconde est celle que proposent les agences de voyages, avec prise en charge totale, de votre arrivée jusqu'à votre départ, avec un guide protecteur s'occupant à la fois de vous préserver un certain confort dans une sorte de cocon moelleux, à l'abri, si possible, des regards extérieurs et de tout contact direct, et de vous mener dans diverses manufactures où la règle est établie qu'il sera plus ou moins commissionné selon votre bonne volonté.
La troisième manière est de partir avec un billet Aller-Retour, un projet, pas de blindage, l'envie de s'ouvrir au maximum pour en prendre plein l'appareil sensoriel et pour s'informer le plus possible sur les conditions de vie, observer les coûtumes, rencontrer les gens et vivre à fond toute situation sans intermédiaire ni fausse-réalité. Tout comme on plonge dans le Gange, avec la bénédiction du dieu Shiva, omniprésent et tout-puissant protecteur de l'humanité. Ce n'est qu'à cette condition de confiance absolue que l'Inde vient à vous sous son vrai visage : celui de l'accueil chaleureux, de l'amour, de l'authenticité.
Il faut aussi prendre soin, en quittant l'avion, d'y abandonner son propre système de valeurs afin de mieux coller à la réalité qui, sans cela, devient vite difficilement vivable, voire insupportable. Insupportables, ces gosses de 10 ans et moins qui travaillent déjà et ne connaîtront jamais l'école, scandaleux, ce thé qui vient d'une casserole plus que douteuse et que l'on vous sert dans un verre pas mieux, intolérable, ce type couvert de poussière et qui, les membres dévorés par la lèpre, se déplace en rampant sur le dos tout en poussant de son moignon, un vieux pot appelant quelque aumône, invivable, ce taux de pollution si élevé qu'elle vous brûle les yeux et que le soleil ne se montre qu'entre 13 et 16 heures.
Il faut faire le deuil de soi-même pour renaître Indien sur le sol indien, au risque sûrement d'avoir une sensation terrible d'arrachement, de brûlure et d'écorchures profonds lors du retour. Mais ça vaut tellement la peine, car c'est ça, l'Inde. Au cours de mon séjour, des troubles politiques secouaient le subcontinent depuis déjà quelques mois.
Les hableurs et meneurs avaient cédé la place à l'armée, de plus en plus présente et faisant face à tous regroupements, manifestations ou grèves, aussi minimes soient-ils, tout en déployant un armement massif. Des soldats étaient postés à tous les carrefours.
Tout près d'India Gate et du National Museum, un immense parc fut en quelques jours investi par les chars et les orgues de Staline au milieu desquels fleurissaient les tentes des militaires. Et je n'oublierai jamais celui-là, parmi ces derniers, posté près d'un grand rond-point, qui avait couché son fusil dans l'herbe et s'était assis en tailleur, jouant de ses doigts avec les pâquerettes.
C'est ça aussi, l'Inde.

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