INSTITUT LEININGER    
        Centre de Recherche Indépendant de Yoga Adapté (KRIYA)
                                   
Ecole de Yoga du K.R.I.Y.A.
                                    
Pour votre bien-être
Khaj div

- Un bon mental, une bonne philosophie de vie, un corps souple et fort pour mieux vivre sa vie -

                           
     YOGA et Arts martiaux
                          
 

Voilà un drôle d'assemblage de deux domaines qui paraissent pourtant bien éloignés l'un de l'autre.
En effet, peut-on raisonnablement, associer la paix du Yoga avec l'esprit martial ?
C'est ce que proposait un article de la revue de Yoga Drish 149 parue à l'automne 2018
.

    

Harmonie.
Diplômé dans ces deux disciplines, je peux certifier par mon expérience de pratiquant et d'enseignant dans ces deux domaines, de leur non-opposition et même de leur complémentarité. C'est ce que montrent, entre autres, un article paru dans Drish 122-123 de 2013 et la page du site sur les séances Yoga-Arts martiaux assurées à l'Institut.
Considérer qu'elles sont sans lien montre simplement que l'on ne se fie qu'à l'apparence.
Dans le symbole du Tao (voir en bas de page), on peut voir le Yin et le Yang, chacun des deux ayant en son sein, la présence de l'autre. Le Tao qui est la représentation dans sa totalité, montre l'harmonie parfaite des deux composantes alors qu'elles paraissent aussi opposées que le noir et le blanc
.
      Lire aussi :
    
- Mon expérience       
     -
40 ans                           
    
- Sommes-nous des yogis-guerriers ?                
    
 - Anti-STRESS
      -Yoga, transplantation et arts martiaux    
     - Yoga taoïste                    
    
- Travail de recherche sur les Arts Martiaux       
               
   
Yang est le jour, l'action, le masculin, cet aspect, tout comme le féminin étant à voir non pas au sens sexué du terme mais à celui de tout ce qui compose l'univers en termes d'action et de réceptivité.

     Illustrations insérées dans la revue et non présentes ici : le TAO

Si on pose un regard taoïste sur les pratiques en question dans cet article, le Yoga est plutôt Yin tandis que les Arts martiaux ont une tendance Yang.
Ce qu'il importe de voir dans le Tao ci-contre, c'est que les deux signes sont absolument inséparables. Le Yin est inconcevable seul, sans le Yang et réciproquement le Yang ne saurait exister en étant isolé du Yin.
On notera que chaque être humain, homme et femme, est composé des deux aspects masculin et féminin.
Une femme qui n'aurait pas de Yang serait soumise et inexistante tandis qu'un homme dépourvu de Yin serait une brute dépourvue de sensibilité, laquelle est indispensable comme j'ai pu l'écrire dans mon livre La santé par la bonne humeur.

Mi homme mi-femme.
Dans la mythologie indienne,  un des aspects du dieu Shiva est mi- masculin mi- féminin.
Sous cette forme, son nom est Ardanarishvara.
C'est une représentation moins fréquente que celle classique : sa symbolique est que par l'ascèse, puisque Shiva est aussi Mahayogi, c’est-à-dire le Grand Yogi, il a réussi à unir ses deux aspects en leur permettant d'être dans une parfaite harmonie.

     Illustrations insérées dans la revue et non présentes ici : Ardhanarishvara
 

Le Hatha-Yoga vise aussi ce but, ce que traduit son appellation. Les syllabes Ha et Tha symbolisent respectivement le soleil et la lune. Ainsi, le Hatha-Yoga qui est inséparable du Raja-Yoga, permet d'harmoniser nos deux composantes.
Le Yoga ayant une tendance Yin, il importe de l'équilibrer par une pratique puissante de même que les pratiques physiques intenses devraient être complétées de disciplines d'intériorisation.
Le cliché ci-contre montre un grand personnage des arts martiaux du XXème siècle, en action et en méditation.

De la nécessité d'harmoniser
Cette double composante permet à chacune d'équilibrer l'autre, ce qui se vérifie très concrètement. Dans la citation de la page 30, on voit que la méditation qui est l'aboutissement de la démarche et de la méthode du Yoga, n'est pas une fuite. La méditation doit servir l'action juste en ce monde.
D'autre part, le groupe de Full-contact toulousain que je fréquente me confie régulièrement, d'animer en fin de séance, quelques exercices d'étirement, dont des pratiques de type Yin. Elles sont parfois très éprouvantes pour certains sportifs qui s'entraînent plusieurs fois par semaine. La raison en est qu'un grand renforcement du Yang laisse peu de place au Yin.
Autre aspect, dans le monde du Yoga, la phrase de Krishnamurti est d'autant plus juste que se prenant pour des ascètes retirés du monde, on peut être tenté de ne pas s'engager, de ne pas agir, de se retirer du monde alors que comme le rappelait le psychanalyste Jung il peut arriver que la pratique du Yoga nous fasse oublier d'accomplir nos devoirs en ce monde.


Allons plus loin …
Il est reconnu que les pratiques relaxantes, donc Yin (Yoga, relaxation, sophrologie, méditation …) ont tendance à diminuer le tonus physique. La conséquence en est une réactivité moins grande, ce qui est excellent pour éviter le stress. Cependant, l'inconvénient, si on s'en tient à ces seules pratiques et si on les considère comme des activités physiques complètes alors qu'elles ne le sont pas, c'est qu'elles peuvent avoir comme incidence de démobiliser l'individu en diminuant le potentiel d'action qu'il devrait travailler à conserver.


     Illustrations insérées dans la revue et non présentes ici : Une organisation magnifique…    Saddhu rencontré à Delhi en 1989

Ainsi, l'état de relaxation généralisé associé à un tonus insuffisant amène, par le simple lien corps-mental, à laisser les choses se faire et à ne plus intervenir en ce monde sous les prétextes les plus variés et les moins sérieux.
De même, une activité martiale qui ne serait pas couplée à un travail paisible de concentration et de connaissance de soi, serait, elle aussi incomplète et aussi excessive que le relâchement décrit ci-dessus.
Il y a un autre aspect important, non le moindre.
Considéré seulement comme activité physique, le Yoga présente quelques manques qui seront comblés par une activité physique vraie de nature Yang.
Si le Yoga aide au contrôle et l'affinement du geste, il le fait dans la lenteur et l'immobilité, pas dans le mouvement rapide de même que le contrôle de soi qu'il faut acquérir aussi dans l'action et pas seulement en état de relaxation ou de concentration.
Le travail sur la verticalité dans l'immobilité est plus aisé que dans le mouvement : les deux sont complémentaires, encore une fois. Au plan articulaire, le Yoga permet d'aller loin dans un seul plan alors que c'est dans tous les plans qu'il faut se mobiliser, ce que proposent les activités physiques classiques sportives ou autres œuvrant à l'organisation psychocorporelle.
Si la stabilité corporelle est améliorée par la pratique du Yoga, il faut aussi la renforcer par les déplacements dans l'espace : cet aspect était particulièrement important dans la formation d'Instructeur en pratiques corporelles que j'avais suivies au CREPS de … 1978 à 1980.

L'intelligence musculaire
Si notre fonction musculaire nous rend chaque jour d'énormes services sans qu'on n'ait à s'en soucier, la force est à cultiver. Le Yoga assure un travail sur les muscles profonds : il importe de lui associer une sollicitation de la musculature superficielle, celle qui gère le mouvement.

     Illustrations insérées dans la revue et non présentes ici : l'auteur et la pratique martiale complémentaire du Yoga
 

C'est par ce moyen que l'on va développer la coordination et le potentiel cardio-pulmonaire que le Yoga ne mobilise que très peu sauf dans quelques rares pratiques comme j'ai pu l'indiquer dans l'article sur Yoga et cœur (Drish 147-148).
La fermeté du maintien dans le mouvement est complémentaire de celle travaillée en Yoga tout comme l'ancrage au sol qui sera plus puissant s'il est développé par les déplacements comme nous avons pu le voir concrètement cet été lors des stages dans les Pyrénées.

Harmonie corps-esprit
Poussons plus loin encore et allons voir ce que le Yoga propose et en quoi d'autres pratiques sont importantes.
La tradition du Yoga enseigne à ne pas nuire. Or, nous connaissons peu notre violence potentielle que le Yoga n'aide pas à percevoir au fond de soi, dans les replis subconscients de notre être. La pratique "non-violente" doit se confronter au monde environnant et à ce qui peut venir nous perturbe, voire nous agresser : c'est l'ensemble du quotidien qui, lorsqu'il éveille en nous peur, désir de violence, colère, haine, nous permet de faire connaissance avec ces "passions", comme les nomment les philosophes.
De plus, parler de non-violence signifie que l'on a les moyens d'agir avec violence mais qu'on décide de ne pas utiliser cette voie. N'oublions pas que dans les temps reculés, les vieux Saddhu qui ont fait le choix de se retirer du monde, ont pris les armes pour défendre leur pays face à l'envahisseur.
Connaître ses passions et développer les moyens d'agir avec force et rapidité permettent de développer la confiance en soi puis, partant, l'estime de soi dans la capacité de contrôle de soi et des choix de sagesse que l'on décide par soi-même sans contrainte extérieure.
Bon courage et bonnes pratiques.

.

Tao L’association de ces deux disciplines apporte :
     contrôle de soi,
     travail sur la verticalité,
     affinement du geste,
     puissance
musculaire
     stabilité corporelle,
     fermeté du maintien,
     ancrage
au sol,
     défoulement ...
D’autres effets encore, sont particulièrement marqués … Sans parler de ceux déjà évoqués (revue Drish 122-123)
     b
on jeu articulaire,

     coordination,

                     rapidité
                     précision,
                     confiance
en soi,
                     pratique de la non-violence ...
                      ... sont
les effets principaux.

Le travail se fait en individuel, à domicile, en semi-individuel et en petit groupe
.
Voir Horaites et tarifs.
Inscription sur rendez-vous : par téléphone au 05 61 785 685
... ou par mail info(at)@institutleininger.com (mettez @ à la place de (at).

Retour à la page d'accueil