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INSTITUT LEININGER
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- Un bon mental, une bonne philosophie de vie, un corps souple et fort pour mieux vivre sa vie -
Yoga et
bienveillance : la décision de
la gentillesse
Ce texte est paru dans la revue de l'association d'écrivains régionaux
(ADER).
Il est en lien avec celui sur Yoga
et gentillesse dans lequel il est rappelé que le Yoga est
une gentille
discipline, et aussi avec
Yoga et
psychologie de la bienveillance, celle-ci étant une dimension du Yoga comme
l'énonce la Bhagavad Gita. On pourra noter que la
gentillesse d'Orient est
nécessaire pour comprendre le rapport entre Yoga,
indépendance et
liberté. La
philosophie
bienveillante du Yoga est en accord avec la
Joie exprimée dans les
textes du Yoga.
J’ai
longuement évoqué ce sujet du Yoga et de la bienveillance dans plusieurs numéros de ma revue de Yoga comme le
lecyeur s'en rendra compte en parcourant la liste de tous les titres parus
depuis 1988, année de parutuion du premier numéro de "Drish".
Si la gentillesse est une composante indispensable à une vie équilibrée et si
elle présente un lien immédiat avec la philosophie de l’Inde, bien entendu,
quelques remarques sont nécessaires. La première est que ce n’est pas la journée
de la gentillesse qu’il faudrait célébrer ardemment, mais l’année de la
gentillesse, et ce, chaque année. Le second point est que l’on pourrait trouver
dommage que les medias ne relaient pas cette idée davantage qu’ils ne le font.
C’est peut-être mieux en ce sens que cela incite ceux qui sont sensibles à cette
valeur pour ne pas dire cette vertu (car la gentillesse en est une !) à la
cultiver encore plus en conscience ce jour-là et à la faire se répandre
progressivement mais sûrement, sans avoir le coup de massue médiatique qui
déclenche toutes sortes de réactions et qui, de plus, fait que dès le lendemain,
on a tout oublié et les vieilles habitudes non courtoises sont retrouvées.
Rien ne vaut un bon exemple de gentillesse dans son voisinage personnel,
familial, amical, professionnel, etc., pour amener les uns et les autres à se
rendre compte que la solution est bien là.
Mais …
Comment ça, Mais … ? Y aurait-il quelque restriction dans ce message si
positif et plein d’avenir ? La gentillesse ne doit pas être assimilée au
laisser-faire ou à l’indifférence : en effet, nous sommes aussi des guerriers et
des travailleurs en plus de la dimension spirituelle qui anime chaque être.
Aussi, il faut tout de même combattre –si possible pacifiquement- les excès
inacceptables et faire de la résistance, certes courtoise, mais résistance tout
de même à ce qui nous semble aller contre la nature humaine et ses intérêts
fondamentaux. Ceci n’enlève rien à la vertu de la gentillesse et à l’immense
nécessité de la pratiquer chaque jour et le plus possible.
Mais il nous faut aussi veiller …
N’oublions pas cette phrase de Voltaire qui disait que
:
"La
gentillesse est une qualité de l'intelligence".
Pratique de la gentillesse le ... 13
Certains pensent
que le 13 n’est pas un bon nombre … Que penser du 13 Novembre ? Depuis déjà
quelques temps, le 13 Novembre n’est pas un jour comme les autres : c’est la
journée de la gentillesse, comme chaque année. Vous avez bien lu : comme chaque
année. Cette journée est mondiale comme son nom l’indique :
"World kindness
day".
L’initiative en revient au
"World
Kindness Movement",
traduisez Mouvement mondial pour la gentillesse, organisme international laïc
très sérieux né
à Singapour
en l'an 2000. En l’an 2000 … Tiens, tiens …
Cet an 2000 qui nous faisait rêver voire fantasmer avant son arrivée … Cette
création originale et sympathique présagerait-elle que le XXIème siècle et
pourquoi pas le 3ème
millénaire, seront marqués du sceau de cette courtoisie élémentaire, de cet
idéal dans les rapports humains, de cette cordialité dans les gestes, les
regards, les attitudes ?
Si le JT et les médias classiques ne lâchent pas un instant leur nouvelles qui
ne le sont plus tant elles ne sont que la répétition d’informations comme si
nulle solution n’était possible,
et évoquent si peu cet événement pourtant majeur,
c’est parce qu’une raison semble s’imposer.
De nos jours dans tous les esprits,
ou presque, gardons l’espoir que les temps changent, on s’efforce d’être un
"winner",
parfois même un "killer"
…
Quant à la gentillesse, elle ne semble pas être une marque de réussite et dans
ce monde qui parie beaucoup sur les apparences, faire
le choix de cette
attitude avenante, c’est être une
"bonne poire".
"Bon et
bête commencent par la même lettre"
...
disait sans le penser Emile qui fut un de mes maîtres d’école et aussi un de mes
maîtres (tout court), un véritable modèle d’humanisme et de confiance et de foi
réelles en ces enfants dont il avait la charge lorsque j’avais 6 ou 7 ans. Il
était un saint homme et était capable d’une gentillesse et d’une patience à
toute épreuve.
Il y a longtemps, dans une thèse soutenue en 1997,
devenue par la suite un livre
("La
santé par la bonne humeur
- 100 clés pour la retrouver")
édité en France puis dans certains pays européens, j’avais déjà eu l’occasion de
faire l’apologie de la gentillesse qui est une des composantes de la bonne
humeur. J’y invitais le lecteur, je cite :
"Cultivons courtoisie, amabilité, sagesse, douceur, gentillesse,
sympathie et politesse (selon les excellentes définitions d'Alain).
J'invite le lecteur à apprécier et cultiver encore la paix, la
beauté, l'équité, l'indulgence, aussi bien avec les autres qu'avec soi, ainsi
que la convivialité, le partage, auxquels il pourra ajouter
d'autres
principes
…"
Gentillesse en bonheur
Alain dont je parle ici avait une magnifique phrase
pour définir, non pas la gentillesse mais la politesse qui reste en ce qui me
concerne, une valeur inaltérable et inusable malgré le temps, les modes,
l’urgence, les priorités que l’on tente de nous imposer et la tendance générale
de nombre de nos concitoyens. Selon ce philosophe du XXème siècle qui est entre
autres, rappelons-le, l’auteur de
"Propos sur le bonheur",
elle consistait en un regard particulier et précis sur la qualité des
rencontres humaines. La définition de cette attitude pourtant simple qui rejoint
la gentillesse, pouvait se résumer par ces mots : "Ne gâchons pas cet
instant !" qui est un instant de réunion à deux ou plus, et donc, d’union.
Bien sûr, on peut accuser le monde moderne, la
civilisation, le vécu douloureux des uns et des autres pour en quelque sorte,
s’excuser, voire s’exonérer de toute attitude avenante. Nos contemporains sont
las des injustices, de la compétition générale dans laquelle tout tend à
s’inscrire, de la morosité générale, des menaces de la mondialisation, de la
pollution, des risques de tous ordres qui sont là, des difficultés du monde
moderne, de la violence, de l’insuffisance de la communication dans tous les
domaines, de la consommation et de la productivité encouragées à outrance, du
monde politique qui semble si loin de leurs préoccupations vitales, de l’absence
de bienveillance qui frôle parfois la malveillance, las du mal-être qu’ils
ressentent et qu’ils voient chez les autres, ce qui leur donne ainsi le message
apparent, seulement apparent, qu’il n’y a rien à faire, que cela ne va pas
s’arranger …
Pourtant, se laisser aller à cette sorte de
désespoir organisé, c’est omettre plusieurs choses.
Quelques clés
D’abord, c’est qu’il faut commencer, il faut faire le premier pas, il faut le
décider et "y aller",
comme on dit, car comme dans bon nombre de situations, car si on attend que les
autres bougent ou que cela se fasse, cela risque de prendre du temps, beaucoup
de temps …
Ensuite, se souvenir que si la bonne humeur est nécessaire à la mise en place de
la gentillesse en tant que choix personnel de comportement en ce monde, elle ne
dépend pas des événements extérieurs mais de la propre décision de chacun de
nous.
Enfin, le choix d’être gentil avec ses contemporains
fait d’abord énormément de bien à celui qui opte pour cette tendance.
En clair, tout comme l’amour dont elle est une forme, la gentillesse s’auto
nourrit, s’auto génère et rejaillit sur celui qui la produit.
Tout comme la bonne humeur, c’est
bon pour la santé. Ne voyez pas là une expression jetée en l’air : le
choix de la gentillesse, tout comme celui de la bonne humeur en lien avec
celle-ci et avec la politesse, non seulement nous rend heureux, mais, de plus,
nous dispose à être en meilleure santé :
les personnes gentilles seraient moins anxieuses et moins dépressives que
la moyenne et vivraient plus longtemps. Selon
cette même idée avancée dans "La
santé par la bonne humeur",
un spécialiste suédois en cancérologie,
Stephan Einhorn, propose
"L'art d'être bon"
et prône l’attitude-slogan :
"Osez la gentillesse !".
Sans compter qu’en plus, cette attitude amène les
uns et les autres à modifier eux aussi leur comportement et à adopter ces
habitudes si simples et si bienfaisantes, tant pour celui qui les a adoptées que
pour celui qui en bénéficie : c’est là qu’on se rend compte que la gentillesse
n’est pas un aveu de faiblesse mais vraiment plutôt le choix de l’attitude forte
et décidée.
Le quotidien est riche de ces multiples occasions au
cours desquelles il est plein de petits gestes que nous accomplissons
spontanément et qui profitent aux gens que l’on rencontre même si on ne les
connaît pas, le premier de tous étant l’indispensable
"Bonjour ! …"
donné, bien sûr sans attendre de réponse, ou encore le simple sourire avenant
qui met l’autre dans de meilleures dispositions si sa vie à lui est aujourd’hui
difficile à porter voire à supporter.
"Il faut sourire d’abord !..."
disait le philosophe Alain, car contrairement à ce qui se pense habituellement,
la gentillesse n’est pas une faiblesse, mais une force.
Donc optons pour ce choix vrai, tonique et ne craignons pas d’être gentiment
contagieux pour notre entourage : le monde ne s’en portera que mieux.
Gill-Eric Leininger Molinier
Détail des rencontres
Informations par téléphone au 05 61 785 685.