INSTITUT LEININGER    
Centre de Recherche Indépendant de Yoga Adapté (KRIYA)
Ecole de Yoga du K.R.I.Y.A.

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     Le concept de souffrance humaine dans les philosophies de l'Inde
            

Le concept de la souffrance humaine est fondamental en Orient.
Il trouve largement sa contrepartie et sa correspondance en occident, puisque l'humain est le même partout.
L'universalité des valeurs et principes de l'Inde est évidente, comme j'ai pu l'écrire par ailleurs :
au XVIIIème siècle, Caraccioli annonçait qu'il était une folie de se chagriner pour ce qu'on ne pouvait empêcher … Par ces mots simples et sages, il rejoignait le sens de la première partie du Sermon de Sarnath, dans lequel le Bouddha énonçait les vérités sur la douleur, ainsi qu'Epictète dans son avis sur ce qui dépend de nous, ce qui n'en dépend pas, l'attitude à adopter, et le Yoga-Sutra II, 3 sur l'origine de la souffrance humaine, qui se trouve entre autres dans le désir de prendre, le refus d'accepter.
Tous enseignent quel est notre plus redoutable ennemi : nous-mêmes.
Les stoïciens et Epictète dans son Manuel, le Yoga indien, le Bouddha dans son Sermon de Sarnath, ont, en des temps et des lieux différents, nommé les causes de la souffrance humaine : l'identification première entre celui qui voit et ce qui est vu, entraîne l'aveuglement, le sentiment de l'ego, le désir de prendre, le refus d'accepter, l'attachement à la vie (Yoga-Sutra II,3) que le Bouddha nommait l'union avec ce qu'on n'aime pas... la séparation d'avec ce qu'on aime... l'impossibilité de satisfaire son désir, et qu'Epictète appelait manquer l'objet de son désir, ou tomber dans ce qu'on voulait éviter. Ce qui signifie que l'on sera malheureux si on cherche à éviter la maladie, la mort ou la misère.
Pour bien établir l'humeur forte et naturellement tonique, il importe de l'asseoir sur une base préparée : la prévention consiste à éliminer les causes empêchant d'être heureux, car comme le pense Epictète, ce n'est pas la réalité qui nous tourmente, mais l'opinion que nous en avons. Son Manuel commence par l'évidence que parmi les choses qui existent, certaines dépendent de nous, d'autres, non.
Après avoir défini ce qui dépend de nous, qui est libre naturellement, et ce qui n'en dépend pas, qui est faible, esclave, exposé aux obstacles, il ajoute que si on tient pour esclave ce qui est libre et pour libre ce qui est dépendant, on vivra contrarié, chagriné, tourmenté ...
                                       (
extraits de « La santé par la bonne humeur », GE Leininger Molinier, éditions Dervy)

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