spirale INSTITUT LEININGER - Ecole de Yoga du K.R.I.Y.A.Khaj div

- Un bon mental, une bonne philosophie de vie, un corps souple et fort pour mieux vivre sa vie -


Drish 87-88 (2ème trim. 2006) 19ème année
                "En définitive, pour nous mortels, il n’est qu’une attitude : l’étonnement" Georg Groddeck

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Sommaire du n°87-88 .                                                                                                        Editorial du n° 87-88

Editorial...                                                        ... 3 voir ci-contre      -->
Sur vos Agendas...                                      ... 4 cliquer ici
Qui est-il ? ...                                                 ... 5 à 7  voir ci-dessous
Yoga et ANPE ...                                         ... 8 à 19   voir ci-dessous
Questions sur la bonne humeur      ...20 à 31  voir ci-dessous
Tâchez d'être heureux ...                      ...32 à 35  voir ci-dessous
20 ans ...                                                          ...36 à 42  voir ci-dessous
Fiche technique Yoga ...                        ...43 à 52  voir ci-dessous
Notes de lecture ...                                   ...53-54  voir ci-dessous
Le métro de Delhi ...                                ...55 à 59  voir ci-dessous
Le Yoga traditionnel ...                          ...60 à 63  voir ci-dessous
Dessine-moi un mouton ...                  ...64 à 66  voir ci-dessous
Yoga en été ...                                             ...67-68  voir ci-dessous
Horoscope ...                                                ...69
Darshana News...                                       ...70
Prochains Drish ...                                     ...71 cliquer ici
Dépô
t Légal & ISSN 2ème trim. 2006.  Tirage : 70 ex.
L'été sera-t-il beau ? L'été sera-t-il chaud ?
Voilà des questions auxquelles, il est difficile de répondre. Mais une chose est certaine : vous aurez de la lecture pour meubler cette période estivale propice à la détente et au farniente.
Le présent numéro double vous présente une technique simple qui a l'avantage de s'inscrire dans cette logique de moindre effort qui accompagne la saison chaude : il s'agit d'une pratique respiratoire simple et étonnante quant à ses effets quasi-immédiats.
Seule condition : disposer d'un bon dictionnaire.
Et puis, il y a nos rendez-vous habituels, que vous ne manquerez sûrement pas.
Je vous souhaite un très bon été.

           
@GillEric Leininger Molinier

Prochain DRISH : Automne 2006.
Vos questions, avis et informations
dans  : 
www.institutleininger.com
Revue Drish - Darshana chez M. Leininger, 29 Ch de la Nasque, 31770 Colomiers

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Semaine du 26
(à définir) : Yoga en plein air, 19h15 , lieu habituel. Séance gratuite, suivie d'un petit repas (salade ou pizza pour quelques
). Réservée aux personnes ayant déjà pratiqué. Apporter un tapis de Yoga.

24 au 29 Juillet 2006 : Séminaire d'été en Espagne.
Séjour agréable associant travail et détente dans un cadre de vacances. Le thème portera sue le Yoga au quotidien. Travail sur le maintien du dos et sur la respiration. Une expérience unique.

22 au 24 Septembre  : séminaire en bord de mer. Thème : Yoga mental (informations en pages intérieures).


Qui est-il ? ...
Depuis le précédent numéro, Natarâja est présent sur la première page de Drish. Il est le Shiva dansant ou encore le roi de la danse. En effet, "nata" désigne la danse et "raja", le roi.
Shiva est une des trois composantes de la Trimurti, la trinité hindoue, avec Brahma et Vishnou. Il est une divinité tout particulièrement appréciée des Yogis hindous, au point qu'il porte aussi le nom de Mahayogi, ce qui signifie le "grand yogi".
Natarâja est, selon le Dictionnaire de la Sagesse Orientale, le maître de la scène universelle qui donne son rythme au monde phénoménal. La danse cosmique qu'il incarne représente ses 5 activités qui sont :
        -la création (Shiva est considéré par certains Hindous, comme le Créateur),
       - la conservation (bien que souvent considéré comme destructeur, Shiva a, en maintes occasions, préservé l'humanité),
       - la destruction (c'est souvent l'aspect retenu de ce personnage surprenant),
       - l'incarnation (à laquelle chaque être est soumis selon son Karma),
       - et enfin, la libération, "Moksha", qui reste, pour l'Hindou classique, le grand but de l'existence. 
Invisible sur cette figurine, on voit quelquefois, sous le pied d'appui de Natarâja, le démon Mûlayaka, foulé au pied : il représente l'ignorance du monde profane et les pulsions humaines.
Ce personnage était visible sur les couvertures de Drish de 1993 à 1998. On le retrouve dans la figurine en fin d'article.
La flamme de la connaissance apparaît dans la main gauche de Nataraja.
On trouve parfois un cercle de flammes autour de Natarâja, symbolisant les forces de la Nature, opposées à la sagesse de la danse de Shiva.
Parmi les autres attributs de Nataraja, on peut citer le serpent, les flots du Gange, la peau de tigre, les boucles d'oreille, les bracelets de cheville, le chignon et le croissant de lune, et enfin le "damaru", ou petit tambour fait de deux peaux et d'une cordelette se terminant en une boucle dure. La rotation rapide de l'ensemble autour d'un manche, assure la percussion et rythme les pas de destruction et construction du monde.
A noter le geste apaisant de la main droite.

Yoga et ANPE
Il y a quelques années, je vous avais proposé, dans DRISH, un compte-rendu d'une intervention effectuée dans une entreprise de recrutement toulousaine avec laquelle je travaille régulièrement. Ces articles sont parus sous les titres Yoga et emploi, Yoga et insertion socio-professionnelle, Yoga et recherche d'emploi, Yoga et entreprise, dans DRISH 43-44, d'Août 1997.
Quelques années auparavant, j'avais exposé à des cadres en recherche d'emploi, l'essentiel du Yoga traditionnel. Mais il semble que le Yoga soit bien éloigné de ce domaine où l'on rencontre souffrance et amertume, désillusion et désespoir.

5 heures, pas plus!
A peu près à cette époque, je travaillais régulièrement avec des personnes en situation de chômage de longue durée, et l'Institut Leininger avait été sollicité par diverses structures pour accompagner des demandeurs d'emploi. Certains groupes m'étaient confiés sur 5 rencontres d'une heure chacune, au cours desquelles je devais donner à mes participants, les bribes de connaissances sur la respiration, le tonus, la décontraction, le silence et le calme intérieurs. On devine la complexité et la difficulté de la tâche ...
Plus tard, l'ASSEDIC me confia des demandeurs d'emploi ayant quelques difficultés aux plans motivationnel, énergétique et décisionnel. Un travail psychologique associé à une pratique de Yoga régulière, permit à certains de retrouver l'envie et l'élan nécessaires à la difficile recherche d'emploi.

Résultats.
Dans l'article en question, paru en 1997, j'indiquais les conséquences de ces pratiques, sur les participants. Ces effets, notés par l'organisme de formation lui-même, étaient les suivants :
       - moins d'angoisse face aux situations d'entretien
       - plus de calme et de détente
       - meilleure conscience de soi
       - sensation d'être davantage maître de la situation.
       - Enfin, ce savoir-être amélioré, qui est une autre dimension indissociable au plan professionnel de la recherche d'emploi, du savoir, et du savoir-faire, améliorait considérablement l'existence des personnes présentes.

Autour des cadres.
Dans le même temps, en 1993 précisément, je rencontrai des cadres en recherche d'emploi, à la demande d'un organisme de recrutement, afin de leur faire toucher du doigt l'efficacité de la pratique du Yoga dans les démarches de rencontres, d'entretiens et de situations parfois liées à la recherche active.
Après une présentation aussi complète que possible des diverses composantes du Yoga traditionnel, je proposai au groupe quelques exercices simples accompagnés d'explications sommaires et utiles ; la singularité des exercices proposés se situa dans le fait que, cette rencontre ayant eu lieu au sein même de l'organisme, dans une salle de réunion, sans tapis, mais avec tables et chaises, je proposai des techniques élémentaires, à partir de la position assise sur nos chaises.

Le temps...
Le Yoga apporte ses effets à condition de faire durer la pratique, et il peut servir face aux difficultés de la vie, lorsqu'on s'est déjà livré à sa discipline.
Dans les cas ci-dessus, les personnes en difficulté n'étaient pas en état d'entamer et de poursuivre une telle pratique, leur souci premier se situant ailleurs, et les effets n'ayant pas été suffisamment ressentis du fait, justement, de leur situation et de l'anxiété l'accompagnant.
Cependant, si certaines personnes ayant subi un difficile licenciement économique, m'ont été confiées afin que mon action à la fois psychologique et corporelle, leur permette de retrouver en eux-mêmes l'élan les menant sur la voie d'une recherche assidue et efficace, ce sont tout de même des partenariats, hélas, peu fréquents. L'administration s'occupe seulement de son domaine, sans se préoccuper des problématiques personnelles pouvant empêcher les administrés de "fonctionner" dans les meilleures conditions.

L'aspect mental.
Quelle ne fut pas ma surprise, lorsqu'au détour d'un document de l'anpe, je retrouvai la trace de ce qui fait la richesse du Yoga : son aspect mental. En effet, à ses demandeurs d'emploi, l'agence nationale pour l'emploi propose des ateliers au cours desquels les participants peuvent, sous la direction d'un animateur spécialement formé à ces outils, faire, refaire ou remodeler leurs CV,  Lettres de motivation, cibler les entreprises, apprendre à organiser leur recherche d'emploi, travailler sur leurs projets, préparer leurs futurs entretiens d'embauche ... C'est justement sur ce dernier atelier préparant aux entretiens, qu'intervient l'aspect mental.
Au-delà des cahiers pédagogiques et personnels fournis par l'agence, existent des "Dossier pour en savoir plus".
Or, il est intéressant de noter que celui consacré à l'entretien d'embauche laisse une large place à l'approche mentale de l'entretien. Pour ce faire, il propose deux démarches qui servent de sous-chapitres :
       - Anticiper
       - Se détendre.
       - Anticiper.
La définition de cette étape est de se préparer mentalement de façon à réduire au maximum les zones d'incertitude. Il s'agit d'abord de trouver un endroit tranquille et d'utiliser ses capacités d'imagination. On retrouve là les conditions premières du travail mental qu'on aborde en Yoga, lorsqu'on désire dépasser la pratique physique pour en venir à l'incontournable pratique de la concentration.
La première visualisation proposée consiste à se voir, mentalement, préparer les étapes précédant l'entretien : choix de sa tenue vestimentaire, documents à emporter, itinéraire prévu pour se rendre au rendez-vous, temps de sommeil dans la nuit précédant la rencontre, moment du réveil et préparation corporelle, petit-déjeuner, dernières vérifications avant de partir, soin apporté à sa tenue ... Il est intéressant de noter ici, le bénéfice retiré du conditionnement : en visualisant des éléments courants et familiers (habillement, documents, sommeil, petit-déjeuner, etc), on apaise l'activité mentale et la possible anxiété liée au genre d'événement auquel on se prépare.
Puis, l'étape d'anticipation porte sur le parcours jusqu'à l'entreprise où doit se faire la rencontre, sans omettre le temps de la distance et de prévoir d'arriver à l'avance. On visualise ensuite l'accueil, les lieux -escaliers, ascenseurs, couloirs-, le temps d'attente, et bien sûr, l'éventuelle appréhension ressentie. On notera ici que ce sont de réelles images mentales que l'on crée afin de les rendre familières, et de créer, déjà, un conditionnement qui agira en positif au moment venu. Tout ceci dans le but de se rassurer et d'être plus efficace.

Des hypothèses.
Ce sont ensuite de véritables hypothèses que l'on va être amené à former dans son esprit : le recruteur sera-t-il un homme ou une femme ? Jeune ou plus âgé ? Souriant ou austère ? Est-on seul candidat, ou y en a-t-il plusieurs ? Cette pratique essentielle face à l'inconnu, n'est pas sans rappeler les philosophies anciennes incitant à se préparer aux événements à venir en pensant à ce qui pourrait arriver tout en ayant à l'esprit que quoiqu'il arrive, on garderait son calme.
Toujours pendant ce tmps de la visualisation de la rencontre, on peut aussi retirer un certain bénéfice à imaginer la poignée de main, le sourire qu'on arbore, les phrases d'accueil rituelles habituelles, et la façon de prendre place à l'invitation du recruteur. Ces gestes et mots simples visualisés, permettent encore une fois de retrouver la paix, du fait de leur simplicité et de leur familiarité.

L'entretien commence ...
Vient le commencement de l'entretien qu'on imagine aussi, tranquille, paisible, sans oublier la petite phrase de remerciement et l'expression de la satisfaction d'avoir été convoqué.
Il est conseillé aussi d'imaginer ce que notre interlocuteur sait de nous, suite au CV envoyé, à la lettre d'argumentation, au coup de fil de son assistante qui nous a contacté pour cette entrevue, ou encore à l'avis de la personne qui nous a, peut-être recommandé.
Toute cette approche mentale de ce début de la rencontre, a, encore une fois, pour objectif de rendre ce moment familier, et aussi de mettre en place les bons gestes, les bons mots, comme le font les sportifs de haut niveau qui répètent dans leur mental les pas qu'ils vont faire, couplés au souffle et à l'esprit, jusqu'à l'épreuve décisive.
Une fois que tout ce début de rencontre a été préparé mentalement, il faut passer au fond : l'entretien lui-même et les questions qui pourraient être posées. On imagine alors les réponses faites à l'interlocuteur pour le rassurer sur les compétences et le potentiel dont on dispose, et aussi pour le convaincre sur la correspondance de la candidature au poste à pourvoir.
Bien sûr, précise le document, on s'imagine en train de l'écouter, et on va aussi anticiper quelques situations pouvant venir interrompre cette rencontre (le téléphone, l'assistante ...).
Dans ce travail mental, on inclut aussi ses propres questions, celles qu'on désire poser sur l'entreprise, le poste, les raisons du recrutement, le type de profil recherché ... Ces questions vont aussi concerner les conditions de travail, les objectifs à court et moyen termes, les principaux interlocuteurs et collaborateurs, les moyens dont on disposera ...
L'intérêt de l'organisme ANPE pour cette pratique mentale est sans équivoque lorsqu'on lit en marge du document :
"Faire une "répétition mentale" peut vous éviter d'être pris au dépourvu.

Se détendre.
Si ce cahier spécialisé reconnaît qu'il existe de nombreux moyens d'accéder à la détente, il propose un tableau dont l'objectif est d'aider le lecteur à réfléchir à ses propres rituels de préparation, et à l'encourager à en trouver d'autres. La préparation aidant la détente porte sur 4 moments avant l'entretien : durant les jours précédant le "jour J", la veille, le matin-même du "jour J", et juste avant la rencontre.
Dans les jours qui précèdent, il est conseillé de se changer les idées et de prendre du recul. La veille, on fera en sorte de préparer ses affaires et de se coucher tôt, tout en prenant soin d'aller à la piscine, car l'eau détend, et d'aller voir un bon film. On retrouve la notion de condition-nement dans ces préparatifs.
Le jour de l'entretien, on va s'appliquer à écouter la musique qu'on aime et à chanter sous la douche. On va faire en sorte de simuler l'entretien face au miroir de la salle de bains. Enfin, on lit un magazine distrayant. Donc, en même temps qu'on cherche à optimiser ses moyens (face au miroir), on fait en sorte de lâcher la pression par la distraction et la détente.

Respirer ...
Le moment de la rencontre importante est presque là : on va chantonner pour se donner du courage, on se passe les mains sous l'eau froide afin de se rafraîchir, et enfin, on respire très profondément. Chantonner est excellent pour le mental, comme nous avons pu le voir récemment dans les articles sur le débrayage mental. Le contact des mains et de l'eau froide est excellent : il stimule la circulation, il réveille et vivifie, et il élimine les mauvaises énergies qui pourraient rester sur la peau : lorsqu'un magnétiseur achève son action auprès d'une personne, il est fréquent qu'il se passe les mains à l'eau froide, dans ce but. Enfin, il est inutile que je présente les effets de la respiration profonde.

En conclusion ...
Comme on peut le voir, les techniques du Yoga traditionnel peuvent s'appliquer à tous les moments de la vie, même les plus redoutés et les moins faciles à gérer, et je pourrais citer de nombreux témoignages de personnes ayant eu à gérer des situations délicates, et qui ont pu le faire, grâce à leur pratique du Yoga.
Bonne pratique.

Questions sur ... la bonne humeur
On m'a récemment posé ces quelques questions que pratiquement tout le monde se pose, concernant la bonne humeur et la facilité ou non à la mettre en place :
       - Quel est le lien entre la bonne humeur et la santé ?
       - Quelles sont les conditions psychiques favorables à une bonne santé?
       - Certaines personnes sont elles plus disposées que d'autres à être heureuses ?
       - Quel est le pouvoir de la bonne humeur ?
       - Comment faire pour retrouver la bonne humeur ?
       - Le mot de la fin ... Que voudriez vous ajouter ?
       - Un petit exercice ou conseil pratique de bonne humeur ...
La bonne humeur ayant un inévitable rapport au Yoga, comme j'ai pu l'écrire, voici quelques propositions de réponse.

Quel est le lien entre la bonne humeur et la santé?
Le lien entre la bonne humeur et la santé est connu universellement, puisque tout le monde s'accorde à dire que l'essentiel est le moral, lorsqu'on veut recouvrer la santé. Mais cette idée est connue depuis longtemps : Hippocrate, Galien, Paracelse savaient que le pessimisme retardait la venue de la guérison et que, par contre la gaieté l'accélérait. Rabelais, médecin français à qui on doit "Le rire est le propre de l'homme", partait du même principe.
De nos jours, des médecins reprennent ces idées et tentent de les proposer encore : Henri Rubinstein, Raymond Moody ont rouvert cette voie. Cette démarche s'enrichit de l'expérience de Norman Cousins qui, à la fin des années 70, a témoigné de s'être guéri d'une maladie grave en usant simplement de vitamine C et ... de rire à haute dose. Le lien entre bonne humeur et santé est celui psychosomatique dont on ne parle qu'au sens négatif de la maladie, alors que comme disait Carl Simonton, on peut se faire une bonne santé psychosomatique.
D'ailleurs, la science médicale moderne évoquant le fonctionnement du système immunitaire, se nomme neuro-psycho-immunologie. Ce qui démontre bien non seulement le lien mais l'unicité de l'ensemble corps-esprit et l'impossibilité de dissocier ces deux éléments, ce que disait Georg Groddeck au siècle dernier.

Quelles sont les conditions psychiques favorables à une bonne santé?
La bonne humeur est une des conditions favorables à la santé. Il est intéressant de noter que le concept des humeurs gouvernait, jusqu'à il y a deux siècles, le système médical européen et oriental aussi, et qu'il sous-entendait une relation au corps et à l'esprit.
Au plan psychique, les émotions que nous vivons ont une répercussion sur l'ensemble de notre être et peuvent générer le stress face auquel nous sommes tous différents. Une échelle du stress existe : un nombre de points est attribué aux événements de la vie générateurs d'émotions fortes. Or, un auteur, Dennis Jaffe, propose que puisque nous sommes différents, nous puissions donner à chaque stress, le nombre de points que nous décidons. Ce qui est vrai, c'est que lorsqu'un trouble de la santé grave apparaît, on trouve dans les mois précédents, des événements particulièrement difficiles à gérer, et les troubles semblent d'autant plus graves que les sources de stress auront été intenses.
Il semble qu'une dimension du psychisme humain soit particulièrement importante : il s'agit du préconscient, structure située entre le conscient et l'inconscient, selon l'hypothèse freudienne. La capacité à exprimer avec une certaine fluidité, à imaginer, verbaliser, fantasmer, à associer mots, images, sensations, affects, est essentielle pour évacuer les émotions. La somatisation survient le plus souvent chez des personnes n'ayant pas cette capacité et présentant une certaine pauvreté au niveau de cette fonction. Les femmes ayant eu un cancer du sein vivent deux fois plus longtemps si elles participent à des groupes de parole.
Enfin, il ne faut pas oublier ce point essentiel : Alain disait que le pessimisme est d'humeur et l'optimisme est de volonté, ce qui signifie que nous devons veiller à ne pas nous laisser impressionner par les messages négatifs qui nous environnent, mais décider de conserver notre humeur bonne.

Certaines personnes sont elles plus disposées que d'autres à être heureuses?
Il est vrai que certaines personnes ont plus de facilité que d'autres à être heureuses ou de bonne humeur, celle-ci étant une des clés du bonheur. La capacité de bonne humeur est d'origine innée et acquise : innée parce qu'on est naturellement plus porté à voir les choses en positif ou non, et acquise parce que l'environnement compte énormément.
Nous avons, en tant que parents, une charge importante en ce sens : notre manière de gérer les événements de l'existence pourrait être adoptée par nos enfants. L'exemplarité est essentielle dans ce domaine.
Bien sûr, au-delà de ces deux aspects, il faut ajouter le vécu de l'individu qui viendra renforcer, renverser ou équilibrer ses dispositions premières. Ainsi, la lecture et la méditation des anciens philosophes permet un réel travail sur soi et un rétablissement d'une humeur juste, du contrôle de soi, et peut-être, avec un peu plus de travail et d'engagement, de ce que Plutarque, Alain et les Orientaux nomment l'égalité d'âme qui est le fait de conserver son humeur égale, quoi qu'il arrive.
Enfin, si nous sommes différents, il faut éviter de dire "il faut positiver" à celui qui ne le fait pas : en effet, s'il ne le fait pas, ce n'est pas par choix, mais parce qu'il ne le peut pas, ce qui signifie que nous devons user de tous les moyens pédagogiques pour l'amener à être mieux dans sa vie.

Quel est le pouvoir de la bonne humeur?
Le pouvoir de la bonne humeur est multiple : il dispose le corps et l'esprit ainsi que notre relation au monde. Le corps en lui rendant un tonus qui lui assure un meilleur fonctionnement, l'esprit en lui conservant son ouverture et sa confiance.
La bonne humeur libère les tensions et assure une détente globale de l'ensemble corps-esprit. Tout comme nombre d'émotions, elle est contagieuse et elle donne de la force à ceux qui la perçoivent sur nous-mêmes car elle irradie et se répand. Elle fait du bien à celui qui la génère en lui-même et à ceux qui le côtoient.
La bonne humeur permet d'affronter les événements, même les plus difficiles, car elle peut s'associer au sérieux et à la gravité, contrairement à ce qu'on croit parfois. Attaquer un problème avec sérieux et bonne humeur nous assure d'en trouver la solution car l'assemblage des deux donne un extraordinaire élan vers la solution. La bonne humeur est liée à l'adrénaline, donc à l'action, alors qu'estimer un combat perdu d'avance est lié au cortisol, qui génère le défaitisme.
Enfin, il faut noter que la bonne humeur a deux dimensions, entre autres : le rire qui a d'innombrables effets sur la santé, et l'humour qui nous permet psychiquement et réellement de rester maîtres des situations que nous rencontrons.

Comment faire pour retrouver la bonne humeur?
Retrouver la bonne humeur semble impossible, si on en croit nombre de personnes qui se trompent en pensant qu'elle dépend des influences extérieures ; en fait, la bonne humeur se décide, et elle ne demande que ça. Elle fait fi des événements et elle s'impose dès qu'on a décidé de la conserver : Georges Moustaki disait décréter l'état de bonne humeur dès le matin, et Alain faisait une cure de bonne humeur, ce qui voulait dire que pendant quinze jours, il décidait que quoi qu'il arrive, il conserverait sa bonne humeur.
Cela semble facile à dire et moins aisé à faire : pourtant, essayez et vous verrez. L'humeur fluctue selon les moments de la journée et leur contenu émotionnel. Une de mes patientes retrouvait son humeur lors des mariages, baptêmes, etc, mais connaissait ensuite un grand creux moral jusqu'à l'événement familial suivant qui parfois ne venait pas avant plusieurs mois.
Il est une erreur courante d'attendre des événements qu'ils nous apportent la bonne humeur : au contraire, l'idéal est de faire comme nous y incitaient les vieux philosophes, c'est à dire de décider de son humeur, et comme nous y invite Alain, de la mimer, ce qui a une action sur le corps et sur l'esprit.

Le mot de la fin... Que voudriez vous ajouter?
Ce que je voudrais ajouter pour terminer, c'est que l'action est nécessaire et qu'il nous faut aussi trouver un sens à notre vie. En ce sens, la foi est d'un grand secours (je ne parle pas que de foi catholique, mais de foi au sens très large du terme). La foi a une fille étymologique : la confiance qui doit guider chacun de nos pas dans l'existence. Cette confiance n'exclut pas qu'on soit parfois triste, abattu, chagriné : les émotions peuvent être parfois et temporairement, plus fortes que nous et il faut alors accepter de mettre un genou à terre et de nous ressourcer un temps avant de rebondir et de retrouver le gouvernail de notre existence.
Souvenons-nous que les constructions les plus robustes ont des bases souples assurant la préservation de l'ensemble en cas de choc : la peine, la douleur, ne sont que ces mouvements préservant l'ensemble de notre être, et même en ces moments-là, il faut garder confiance, car le bout du tunnel n'est pas loin. Il suffit de ne pas perdre de vue son but et de patienter tout en agissant dans le sens de l'amélioration de la situation vécue.

Un petit exercice ou conseil pratique de bonne humeur...
Parmi les 100 conseils pour préserver la bonne humeur, sans compter les nombreux autres qui émaillent l'ensemble de mon livre, en voici quelques-uns.
D'abord, savoir se contenter de ce qu'on a et s'en émerveiller : un corps qui fonctionne, une famille, un toit, des vêtements, une voiture, un travail ... autant d'éléments qui nous semblent dus et dont on oublie la valeur. Remercier la vie et l'aimer ; se réjouir de ses richesses.
Jouir des choses simples : le soleil, le ciel bleu, la rivière, l'architecture, l'art, le vent, la pluie, les créations humaines, sont autant de choses devant lesquelles on peut s'extasier, à condition simplement de poser les yeux dessus et de prendre un peu de temps.
Aimer et cultiver l'amour et toutes les vertus en relation avec le cœur : courage, cordialité, et aussi, rire de bon cœur. Faire attention aux mots : ne pas se laisser atteindre par ceux entendus, et surveiller ceux qu'on prononce afin qu'ils ne blessent pas, mais qu'ils soient justes et doux comme le miel.
Cultiver la douceur, la courtoisie, la gentillesse : elles feront du bien à soi en premier et aux autres ensuite.
Travailler à se connaître soi-même.
Chaque fin d'année, reprendre son agenda et le parcourir page par page, et noter sur une feuille à part, les meilleurs moments de l'année, les rencontres, les temps forts, les moments de bonheur plein, mais aussi les moments où on a vaincu d'importantes difficultés. Après les avoir notés, les relire et on verra alors comme l'année a été pleine et belle, ce qui préfigurera une nouvelle année sous les meilleurs auspices.

 Tâchez d'être heureux ...
C'était Jacques Prévert qui disait :
       "Tu veux être heureux ? Alors, sois-le!".
Tout cela semble bien facile à dire ... Mais comment faire ? Peut-être trouvera-t-on quelques excellentes idées dans ce texte trouvé dans une vieille église de Baltimore en 1692. L'auteur en est inconnu...
Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toute personne.
Dites doucement et clairement ce que vous tenez pour vrai, et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant : ils ont eux aussi quelque chose à dire.
Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit. Ne vous comparez à personne, vous risqueriez de devenir amer en vaniteux. Il y a toujours plus grand ou plus petit que vous.
Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.
Soyez toujours intéressé à votre carrière, si modeste soit-elle, c'est une véritable richesse dans les prospérités changeantes du temps.
Soyez prudent dans vos affaires car le monde est plein de fourberie. Mais ne soyez pas aveugle pour ce qui concerne la vertu, qui existe : Beaucoup d'hommes recherchent les grands idéaux ; partout la vie est remplie d'héroïsme.
Soyez vous-même. Surtout n'affectez pas l'amitié. Ne soyez pas non plus cynique envers l'Amour car il est en face de toute stérilité, de tout désenchantement, aussi vivace et éternel que l'herbe.
Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse.
Fortifiez votre puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue, de la solitude. Au-delà d'une saine discipline, soyez doux envers vous-même.
Vous êtes un enfant de l'Univers, pas moins que les arbres et les étoiles. Vous avez le droit d'être ici.
Et qu'il vous soit clair ou non, l'Univers se déroule comme il le devrait. Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de Lui.
Gardez, dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.
Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prenez attention* : TACHEZ D'ETRE HEUREUX.
*Il s'agit de l'expression originale.

20 ans ...
On n'a pas tous les jours 20 ans dit la chanson, qui n'a plus 20 ans depuis longtemps, d'ailleurs ... C'est par ces mêmes mots que fut entamé le 21ème rapport moral de la dernière Assemblée Générale de fin 2005 (voir DRISH 86, page 8).
Cet événement (car c'en est vraiment un lorsqu'on connaît un peu l'historique de notre association) a été dignement célébré le Samedi 13 Mai dernier, au Centre de loisirs du Cabirol, bien connu des Columérins. Le programme de cette après-midi à laquelle le monde associatif columérin, les parents et amis étaient bienvenus, prévoyait une exposition et l'historique de notre association en continu.
Ce sont plus de cent personnes qui nous ont rejoints pour cette après-midi pleine de beauté et de douceur.
Dans le courant de cette demi-journée, furent proposées diverses activités retenues parmi les nombreuses idées générées par la préparation de cette manifestation.  
Dès 14h15, le public, nombreux était accueilli par quelques mots :
Mesdames et Messieurs, Bonjour et bienvenue à cette après-midi où nous vous accueillons pour fêter les 20 ans de l'association Darshana Yoga traditionnel.
Cette association columérine dont l'objet est, depuis sa création, de "développer et faire connaître le Yoga traditionnel et intégral sous un éclairage non sectaire, occidentalisé et aussi diversifié que possible, afin de permettre un complet épanouissement de l'individu", cette association columérine soutient et développe l'idée d'une culture du Yoga, bien au-delà d'une simple pratique physique. Pour ce faire, elle met à la disposition de ses adhérents, la revue DRISH, qui édite 5 numéros annuels, des stages à thèmes et une bibliothèque spécialisée.
Tout au long de cette après-midi festive au cours de laquelle nous vous invitons à déguster chaque instant, que ce soit la danse indienne, les produits indiens, les images de l'Inde traditionnelle, les séances d'initiation, vous pourrez également retrouver l'historique de notre groupe, depuis ses débuts en Novembre 1985, lorsque la première assemblée générale a eu lieu au cours d'une session à thèmes qui s'était déroulée à Pompignan, et que quelques personnes ici présentes ont connue.
Dans l'exposition en continu qui retrace ces 20 années d'existence, vous retrouverez des copies de pièces importantes  : courriers, questions de fonctionnement, vie de l'association, courriers d'encouragement reçus, naissance de la bibliothèque, premiers pas de la revue DRISH, traces de l'humour toujours présent dans DRISH et lors des séminaires, extraits de la revue, fiches techniques, points de vue, le métro de Delhi, diverses marques de sympathie d'élus qui nous ont aidés ou encouragés dans notre aventure, dans notre entreprise, dans notre progression.
En 20 ans, 250 ouvrages ont été rassemblés pour constituer la richesse de la bibliothèque à notre disposition, plus de 500 titres sur plus de 3000 pages ont été proposés aux lecteurs assidus, allant d'une à plus de 80 pages, réparties alors sur plusieurs numéros. Enfin, plusieurs dizaines de séminaires de 2 à 6 jours ont permis aux participants de s'améliorer, de travailler sur soi et de mieux connaître le Yoga dans son intégralité.
En célébrant ces 20 ans aujourd'hui avec vous, nous sommes conscients du travail qui reste à accomplir et il nous importe en cet instant, de vous remercier de votre présence, de remercier les adhérents pour leur fidélité durable, de remercier les membres du bureau, dévoués, actifs et chaleureux, et de remercier enfin la municipalité de nous avoir permis de couvrir ces 20 ans et de nous ouvrir le Centre de loisirs du Cabirol qui s'avère idéal pour notre fête conviviale. Nous souhaitons que cette aide continue, car notre rencontre de ce jour annonce sûrement une suite.
Enfin, un grand merci à Alex Raymond, dont vous trouverez quelques messages dans l'exposition : il est de tout coeur aujourd'hui avec nous, lui qui a suivi notre évolution et a été souvent, et toujours discrètement, présent à nos côtés dans cette grande aventure qui ressemblait, au départ, à une mission impossible.
Encore merci à vous tous et que la fête commence!
Après ces quelques mots d'accueil, le début de la fête commença par la présentation de l'invitée du jour, Mlle Nancy Boissel spécialiste du Bharatanatyam (voir pus loin), dont le parcours allait être retracé par ces quelques phrases, avant sa démonstration de danse indienne :
Nous sommes heureux d'accueillir aujourd'hui, Nancy Boissel, spécialiste de la danse indienne, le Bharatanatyam.
Nancy Boissel a commencé le Bharatanatyam après avoir vu Kalpana sur scène à Paris en 1997, et est devenue son assistante pour les débutants et confirmés. Kalpana est une disciple de Muthuswamy Pillai qui était le père de M. Selvam, le maître de Nancy. Ils sont descendants d'une famille de Nattuvanars, c'est à dire des maîtres traditionnels, musiciens de temples.
Nancy Boissel a commencé le Bharatanatyam en parallèle de sa formation de danseuse classique et contemporaine et son intérêt est allé croissant pour cet art. Elle enseigne la danse classique et contemporaine aux enfants, à Paris, et à Chennai, pour les débutants et professionnels.
Elle est allée travailler 5 semaines à Chennai avec M. Selvam en 2000, puis a obtenu une bourse d'études et de recherche du ministère des affaires étrangères en 2003.
Suite à cela elle est restée 18 mois en Inde, puis y est retournée en Novembre 2005 étant invitée à danser pour le festival de danse et de musique de Madras (Bharata Vidhya Bhavan, Alliance Francaise, Music College et dans le temple de Mylapore pour la Shivaratri), et aussi à Mandapa.
Nancy présentera les danses elle-même et sera très heureuse de répondre ensuite à vos questions, si vous le souhaitez. Nancy, c'est à vous.
Une présentation du Yoga traditionnel, allait suivre, avec une approche pratique en plein air à laquelle s'est jointe une cinquantaine de personnes. A 15h30, un diaporama présenta l'Inde traditionnelle. Après une nouvelle séance de danse indienne, suivit une dégustation de spécialités indiennes, à 17h, qui allait permettre aux invités de goûter un autre aspect de l'Inde. Une dernière prestation de danse indienne de Nancy Boissel allait ravir les spectateurs. Ce fut un magnifique spectacle, rempli d'émotion et de beauté, de grâce et de douceur, auquel les spectateurs furent invités au cours des trois représentations données par Mlle Boissel.

Fiche technique : Respiration et dictionnaire
Quelle étrange association pensera le lecteur, et il ira même jusqu'à se dire qu'il doit y avoir une erreur quelque part et que le rédacteur a de drôles d'associations d'idées ... Car, en effet, quel genre de rapport peut exister entre la respiration et un dictionnaire ?
Certes, quand on se plonge dans la recherche sémantique, il arrive que la concentration nous fasse oublier de respirer, comme Tonton Christobal que chante Pierre Perret ... Dans l'autre sens, on peut chercher la définition de la respiration dans la dite masse de savantes pages, et apprendre ainsi qu'elle est l'action de respirer, ce qui ne nous avance pas plus.

Et alors ?...
Alors, il y a une troisième solution : le rédacteur ne s'est pas trompé et a décidé de vous faire respirer grâce au dictionnaire ... et voilà mon lecteur encore plus inquiet de cette étrange pratique qui s'annonce. En effet, nous allons voir une pratique respiratoire simple, qui nécessite l'utilisation d'un tel volume.
Pourquoi un dictionnaire ? Simplement parce qu'alors que certains utilisent livres ou revues pour caler un pied de table bancal et font usage de l'édition de manière inattendue et peu respectueuse de l'ouvrage, le dictionnaire nous intéresse ici pour son ... poids!
Vous avez bien lu : mais il n'est pas question du poids des mots, mais du poids du bouquin, car c'est lui qui va être utile. On peut, bien sûr prendre un tout autre ouvrage.

La technique.
On s'allonge sur le dos, jambes repliées, et on se laisse respirer, le dictionnaire posé à quelques centimètres de soi. Lorsque la respiration est calme et tout à fait naturelle, avec le moins de mouvement possible, on saisit le dictionnaire et on le pose sur le ventre, à hauteur du nombril, bien stable. Puis, on continue simplement de respirer, et on observe les réactions qui s'ensuivent. La règle du confort s'applique là aussi. De ce fait, si le poids du volume est trop important, si la respiration devient difficile, prendre alors un ouvrage moins important en masse.

La concentration.
Elle doit simplement porter sur le confort global, et surtout au plan respiratoire, et sur la détente générale du corps. On reste conscient du souffle, de son rythme naturel et de sa profondeur qui se trouve modifiée par la pratique.

Place dans la série.
Si cette pratique se situe dans une séance, elle peut se faire soit en début de séance, soit en fin. Mais elle peut absolument se faire hors de toute séance, de façon isolée : on retirera un bienfait énorme en la pratiquant en fin de journée.
En début de séance, surtout en fin de journée, il faut bien veiller au confort respiratoire. En effet, le rythme et l'activité de la journée ont contribué à une accumulation de fatigue et de stress. De ce fait, la respiration naturelle en est modifiée, et le simple fait de placer un poids sur le ventre peut, à ce moment là, gêner considérablement la ventilation et créer un inconfort quasi insupportable. On veillera donc, dans ce cas, à prendre le temps de faire une bonne relaxation, avec éventuellement les jambes surélevées, pendant au moins 10 minutes à ¼ d'heure, avant de placer le gros livre sur le ventre. Et même à ce moment-là, bien veiller au confort qui est fondamental. Sinon, encore une fois, prendre un ouvrage moins lourd.
Pratiquée en fin de séance, cette technique est beaucoup plus aisée puisque la séance aura permis de récupérer : elle est alors beaucoup mieux acceptée. 

Les effets.
Si la technique est simple, les effets sont énormes, et chacun connaît ma disposition à assembler efficacité et simplicité.
Le principal effet est d'allonger l'expiration.
A partir de ce premier effet, toute une série de conséquences physiologiques, et même psychologiques découlent. A lui seul, l'allongement du souffle a deux conséquences non négligeables : la récupération et la mise en place d'un fonctionnement nerveux lié au parasympathique.
Ces données nécessitent quelques explications. Lorsqu'on désire récupérer, en général, on pense surtout à inspirer : c'est un réflexe très occidental qui pourtant, manque en efficacité. En effet, si on a pour objectif de s'oxygéner, il faut vider les poumons avant de les remplir. C'est une La palissade, penserez-vous, et pourtant, c'est une chose qu'on oublie trop souvent, l'Occidental étant davantage enclin à remplir qu'à vider. Plusieurs techniques simples permettent d'obtenir ce résultat : la technique décrite ici est la seule permettant de vider les poumons avec moins d'effort, sans rien faire, ou en tout cas, en laissant faire simplement la pesanteur.
Expirer davantage permettra de garder, dans les poumons, une quantité de CO2 moins grande, ce qui signifie que l'air qui passera dans le sang sera bien mieux oxygéné.
Enfin, lorsque le souffle ralentit, on est en rapport avec le système parasympathique. Mais qu'est-ce donc que ce nom barbare ?
Dans sa complexité, notre système nerveux est très bien fait. Il se compose de deux éléments qui sont le système nerveux central (SNC) qui assure la vie de relation (sensations et motricité), et le système neurovégétatif qui gère les grandes fonctions végétatives (digestion, respiration, circulation, etc. ).
Ce système neurovégétatif est lui-même composé de deux parties : l'orthosympathique qui a une fonction d'accélération et le parasympathique qui a tendance à freiner. Ces deux éléments se succèdent au cours de la journée : sous la pression des occupations quotidiennes -travail, relations tendues, énervement, embouteillages, horaires serrés, etc...- c'est l'orthosympathique qui va gouverner le fonctionnement organique en l'accélérant. D'où pulsations rapides, hausse de la tension artérielle, respiration chaotique, tonus musculaire élevé, etc. On retrouve là toutes les composantes des réactions au stress.
Puis, retour chez soi, les enfants sont couchés, la TV est éteinte (c'est mieux!), on prend un bon livre agréable et bien relaxant, on s'installe dans son fauteuil, les jambes confortablement surélevées, les lunettes sur le nez, et c'est alors que le parasympathique reprend ses droits et va tranquillement ramener tout ce rythme à une norme plus calme : respiration calme, pulsations plus lentes, tension artérielle moins élevée, abaissement du tonus musculaire, en fait bien des conséquences liées à la pratique du Yoga.
Bien sûr, le moment décrit ci-dessus n'est pas le seul : la pause déjeuner peut être l'occasion de se re-brancher sur son parasympathique, un bon rire aussi, de même que les activités ludiques ou de loisirs, ou encore une ambiance saine.
On peut même profiter du temps passé dans un embouteillage.
En effet, si on prend soin de se rendre compte que s'énerver ne sert à rien et qu'il vaut mieux penser à respirer, ou regarder le ciel bleu et goûter le temps qui passe ...

Et encore ...
Au-delà de ces effets principaux, vient un troisième : la régulation circulatoire liée à la position allongée et la détente musculaire. La position allongée est celle qui permet le mieux au sang de circuler librement, surtout si les jambes sont surélevées, comme indiqué plus haut, et à la musculature de se relâcher.  Sur le plan psychologique, le simple fait d'acquérir une respiration plus calme et plus lente, permet de contrôler plus facilement le mental et d'obtenir une sensation de bien-être, voire de sérénité.

En conclusion ...
Cette pratique simple, éloignée des techniques décrites dans les livres de Yoga classiques, permet néanmoins de retrouver des effets à la fois rapides et intéressants.
Même si on a peu de temps pour pratiquer, même si on n'en a pas envie, la pratique de la respiration avec le dictionnaire est à renouveler souvent, la fin de la journée étant le meilleur moment pour cela. Et enfin, tandis que la pratique se fait seule, on peut prendre un bon bouquin et celui-là, l'ouvrir.
Bonne respiration et bonne lecture.
lge

Notes de lecture
... tirées de L'art Zen du temps : mieux gérer sa vie en ralentissant  par Erik Pigani
Une lectrice assidue de la revue m'a récemment donné ces extraits que je vous invite à partager et à tenter de mettre en pratique.
Vous pouvez toujours refuser un travail supplémentaire pour dire que vous voulez passer du temps avec vos enfants.
Tout comme les poissons ne peuvent vivre dans une eau trop pure, on ne peut respirer dans un temps aseptisé.
Ne reprochez pas aux autres de prendre leur temps parce que vous ne savez pas prendre le vôtre...
Les adultes oublient trop souvent que les enfants transportent leur temps avec eux, parce qu'ils sont, eux, transportés par le temps.
Cessez de vivre dans la précipitation, comme si vous étiez perpétuellement en retard, et prenez le temps de bien faire ce que vous voulez vraiment faire.

Le métro de Delhi
Vous reconnaissez sûrement ces personnages souvent porteurs de bons mots, dans quelques fonds d'articles.
Ils occupent les espaces libres depuis plusieurs années et, comme leur nom l'indique, sont censés représenter une scène se déroulant dans le métro de Delhi. Mais pourquoi le métro de Delhi, et pas celui de Toulouse ? D'autant que les vêtements n'ont rien d'exotique ...
D'abord, j'avais trouvé ce dessin sympathique et je trouvais qu'il constituait un bon support pour des expressions venant agrémenter le déroulement de l'existence fait sur le mode Métro-Boulot-Yoga-Dodo.
Lorsque ce dessin est apparu il y a plus de 12 ans pour la première fois, les Toulousains utilisaient déjà leur métro depuis peu. Il aurait donc été judicieux de nommer ce dessin le métro toulousain, d'autant qu'à cette époque, le métro de Delhi ... n'existait pas.
En fait, je vous dois un aveu, que j'ai déjà formulé en d'autres circonstances : lors de mon premier voyage en Inde en 1989, qui m'avait amené à effectuer un stage d'études de 3 semaines à l'hôpital du All India Institute of Medical Science, de New Delhi, j'étais persuadé, en arrivant dans la capitale indienne, qu'elle avait son métro. Vous imaginez ma surprise et ma déception lorsque je sus qu'il n'en était rien ... Et cela d'autant plus que je devais me rendre chaque jour à l'hôpital pour mes rendez-vous, et qu'il me fallait prendre le bus, ce qui est, à Delhi, une véritable aventure à ne pas manquer, mais qui peut lasser lorsque cela se renouvelle chaque jour.
Alors, c'est pour cela que j'ai décidé de nommer ce petit dessin sympathique, le métro de Delhi.
Et l'histoire pourrait s'arrêter là ...
L'histoire pourrait s'arrêter là, sur cette idée absurde de la présence du métro à Delhi et de la frustration qu'il n'y soit pas, si je n'avais vu, lors de mon voyage de 2004, des barrières fermant des chantiers en plein Delhi, portant le sigle ci-contre et annonçant, enfin!, la construction du métro.
En plein Delhi! Vous devinez ma surprise et ma joie. Je n'avais donc pas rêvé : il y a bien un métro à Delhi ... Certes, quelques années plus tard, mais il y est!
Et enfin, sommet de l'histoire, il y a quelques semaines, j'ai enfin pris le métro dans le centre de Delhi, afin de me rendre en divers points de la ville, me remémorant cette époque surprenante de l'année 1989 où je débarquai dans cette immense cité et y cherchai le métro ... qui n'y existait pas encore. Comme le dit bien la sagesse populaire, "tout vient à point à qui sait attendre".
La station située à l'intersection basse des lignes, correspond à Rajiv Chowk, la station de Connaught Place, grand centre de Delhi. Si le métro y circule et s'y arrête, les infrastructures ne sont pas achevées : les escalators sont encore en chantier. La ligne la plus longue, en bas sur le plan, connaît des stations dont la construction n'est pas encore terminée.

Le Yoga traditionnel
Conférence prononcée lors des 20 ans de Darshana Yoga traditionnel, après la première danse de Nancy Boissel, le Samedi 13 Mai 2006.
Qu'est-ce que la tradition ? Elle se définit, selon mon petit dictionnaire, comme une opinion ou une façon de faire que l'on transmet de génération en génération. C'est aussi l'ensemble des doctrines et des pratiques transmises.
Le tradition du Yoga est très ancienne : la figurine dans l'exposition (voir ci-contre), présentant Pashupati, est un sceau trouvé dans les ruines de Mohenjo-Daro, antique cité de la vallée de l'Indus, et daté à 4000 à 5000 ans en arrière. Ce sceau représente un personnage en position assise s'apparentant à une posture de Yoga ...
Bien des personnes prétendent détenir le Yoga traditionnel, et j'en suis. Avec une différence : ce que je dis est le reflet de ce que vous pourrez retrouver effectivement dans les textes reconnus comme étant ceux du Yoga. La tradition du Yoga a d'abord été orale, puis, quelques textes sont parus : les Yoga-Sutra, il y a environ 2000 ans, ainsi que les Upanishad-s essentiellement axées sur une recherche et une expérience liées à la méditation.
Il faut ajouter la Bhagavad-Gîtâ annonçant les diverses formes de Yoga et indiquant que le Yoga est égalité, au sens d'égalité d'âme, sans oublier les grandes épopées telles que le Mahabharata et le Ramayana apportant un éclairage sur la pensée traditionnelle de l'Inde.
Les Yoga-Sutra ne disent presque rien sur le yoga en tant que technique corporelle, si ce n'est le fondement de cette pratique en disant que la posture doit être ferme et agréable (Yoga-sutra II, 46 : stihrasukham asanam). Ce n'est que beaucoup plus tard, que sont parus des textes techniques : la Gheranda Samhita, la Shiva Samhita et le Hatha-Yoga Pradipika sont âgés de tout juste quelques siècles, et brillent par leur aspect lapidaire et imprécis au plan pédagogique. Ils servaient surtout de supports mnémotechniques : ainsi, la description d'une posture de torsion dit simplement qu'il faut mettre le ventre à la place du dos ...
Or, si le Yoga n'était qu'un ensemble de pratiques corporelles, il serait largement dépassé de nos jours par des méthodes occidentales modernes : les méthodes Mézières, Feldenkrais, Ehrenfried, Alexander, Bertherat, sans oublier celle du Toulousain De Sambucy qui pourrait m'en vouloir de ne pas le citer.
Si le Yoga n'est pas que physique, alors qu'est-il ? En quoi peut-on le considérer comme une culture, et non comme un simple rendez-vous hebdomadaire avec son tapis de Yoga ? Le but du Yoga est le contrôle de l'activité mentale (Yogacittavrittinirodha dit le second verset des Yoga-Sutra) , ce que l'on retrouve dans la recherche de l'état de méditation, qui constitue l'ultime étape du Yoga, précisément la huitième. Ce sommet est précédé par des techniques essentiellement mentales : la méditation (Dhyana, 7ème étape), précédé de la concentration (Dharana, 6ème étape), et du retrait des sens (Pratyahara, 5ème étape).
Ces états mentaux sont atteints grâce au contrôle du souffle (Pranayama, 4ème étape), que l'on atteint après avoir maîtrisé la posture (âsana, 3ème étape).
Concernant les deux premiers degrés du Yoga, ils conditionnent les 6 suivants que nous venons de voir et sont hélas, souvent oubliés : ils sont essentiellement des règles de comportement, vis à vis de soi, vis à vis des autres, mais aussi vis à vis de sa propre pratique.
La première étape du Yoga se nomme Yama et compte 5 règles à respecter : ne pas nuire, souvent traduit par non-violence (ahimsa), vérité (satyam), honnêteté, ne pas voler (asteya), contrôle des sens (brahmacharya) et enfin détachement (aparigraha). Niyama, la seconde étape précédant immédiatement la pratique posturale, est faite de 5 autres règles qui sont : pureté (shausha), contentement (santosha), largement développé dans mon livre "La santé par la bonne humeur", ascèse ou discipline (tapas), étude de soi et aussi étude des textes sacrés (swadhyaya) et enfin, don de soi (ishvarapranidhana).
On le voit, le Yoga, pratiqué dans l'esprit, est un engagement de chaque instant, allant bien au-delà de la simple pratique physique, et pouvant en ce sens améliorer l'existence.
C'est pourquoi Darshana Yoga traditionnel défend une véritable culture du Yoga.

Dessine-moi un mouton
Dans son Quart Livre, Rabelais cite Aristote décrivant le mouton comme ... le plus sot et le pus inepte animal du monde ... et ajoute que le naturel du mouton est de toujours suivre le premier, quelque part qu'il aille. (Quart Livre Chap VII et VIII).

Définition
Au-delà du mammifère ruminant  à l'épaisse toison frisée, au cri caractéristique, élevé pour sa laine, son lait et sa viande (d'après mon fidèle dictionnaire), le mot mouton est utilisé pour d'autres occasions, en plus des expressions mouton enragé et mouton à 5 pattes ; écume au sommet d'une vague, petit nuage, petit flocon de poussière, compagnon de cellule mis en place pour gagner la confiance d'autres détenus, grosse pièce de bois, le terme mouton désigne aussi une personne trop soumise et dépourvue de sens critique.
Et puis, il y a le mouton de Panurge qui désigne une personne qui imite stupidement les autres, sans réfléchir.
Là nous retrouvons Rabelais, tout en nous éloignant de la magnifique histoire de la rencontre de St Ex et du Petit prince. La simplicité et l'authenticité des propos de ce dernier ne peuvent laisser insensibles ; mais si je lui ai emprunté "Dessine-moi un mouton", c'est simplement dans le but d'en utiliser un mot : celui de mouton.

Mouton viril ?
Il est intéressant de remarquer que le mouton est un bélier castré : le fait de nommer mouton, celui qui reste dans les rangs en suivant mollement, a-t-il un rapport avec ce qui serait de l'ordre d'un manque de virilité ? Dans le langage courant, on dit de quelqu'un qu'il en a, lorsqu'il est capable de courage et qu'il sait braver le danger ou s'exposer à la tempête, sans lâcheté ni laisser-faire.
La langue sanskrite désigne par le mot VIR aussi bien le caractère viril que celui du héros : le contraire du mouton est-il le héros, celui qui se distingue par l'initiative et l'action ? Ou bien est-il nécessaire d'adopter une attitude héroïque pour ne pas passer pour un mouton ? 
                                                                                                            
(à suivre ...)

Yoga en été
Espagne, 24 au 29 Juillet
Sérignan, 22 au 24 Septembre

Espagne : Yoga au quotidien. Séminaire recommandé
à toute personne désirant retrouver un maintien correct, une respiration juste, une ventilation correcte, efficace, durable. Les séances pratiques porteront leurs effets sur les articulations du dos k la musculature de maintien, le fonctionnement de notre axe dont la compréhension permettra d'avoir une action juste. 

Sérignan-plage, 22 Septembre, 18h : début de cette session au cours de laquelle nous ferons le plein de soleil et d'énergie indispensable à une bonne reprise. Séjour au bord de la mer permettant d'associer plage, pratique du Yoga, détente, bien-être.
Organisation du Séminaire
Le plus tôt possible,
confirmation-réservation. Séances quotidiennes de pratique et de théorie. En cas de mauvais temps, un abri sera à notre disposition. Coût (logement, Mémorandum, exposés, séances dirigées, travail de concentration, accès à la piscine chauffée et à un espace de travail abrité en cas de mauvais temps) : 130
. Prévoir de quoi assurer vos petits déjeuners, repas de midi et du soir. Chaque mobilhome met à votre disposition un réfrigérateur, une gazinière, la vaisselle. Il est possible de s'approvisionner au village tout proche. Supplément logement seul : 40 ; précisez le nom de la personne avec laquelle vous souhaitez être hébergé. Apportez vos draps : les couvertures sont fournies.
Conditions et préparatifs
Accueil
, introduction du thème, remise du Mémorandum, Vendredi à 18h, sur la plage ; repas pris en commun dans l'ambiance familiale et sympathique habituelle de partage et de détente. Fin : Dimanche à 16h. Prévoir des affaires personnelles pour le chaud comme pour le frais. Apportez des vêtements confortables, une tenue ample pour la pratique, des draps ou un sac de couchage, votre tapis de Yoga, une couverture pour la relaxation, de quoi écrire, le chapeau et les lunettes de soleil, le maillot de bain (mer et piscine couverte à notre disposition), des chaussettes chaudes pour la méditation matinale, l'appareil photo, un certificat médical vous autorisant à la pratique du Yoga si vous ne l'avez pas encore fourni, des repas simples. Pas d'enregistreur.
Camping "Le Sérignan-Plage"
En voiture :
Quitter l'autoroute à Béziers-Est, direction "Les Plages". A Sérignan, prendre "Sérignan-Plage". A 1 km de la mer, prendre à droite, juste avant le petit pont chargé de panneaux d'indications. Avancer jusqu'à l'accueil du Camping "Le Sérignan-Plage". Train Toulouse-Béziers et bus pour Sérignan-Plage. Covoiturage possible.
                               A bientôt.


Une excellente session ...
Le séminaire sur le silence,
comportant une pratique de 24 heures sans parler, a été un excellent moment de ce début d'année : les participants se sont dits enchantés par cette expérience à vivre au moins une fois dans sa vie. L'expérience pourra être reconduite en 2007. A suivre ...

Après les 20 ans, le Forum ...
A peine la page des 20 ans de Darshana Yoga traditionnel s'est-elle tournée, que nous pouvons d'ores et déjà vous annoncer notre participation au Forum des Associations qui se tiendra à la rentrée prochaine.
Merci aux bonnes volontés qui se sont associées à la préparation, l'organisation et le déroulement de cette manifestation printanière.

Prochains Drish
Le Yoga est-il dangereux ? :
Si certains le prétendent, qu'en est-il exactement ?
Tu m'fais la bise ? : un défaut hélas fréquent chez les professeurs de Yoga : la manque de distance
Dessine-moi un mouton : le Yoga nous fait il soumis ? ou acteurs et décideurs ?
Une fatwa contre le Yoga : le Yoga est-il menacé par l'intégrisme ?
Effets de la méditation : effets mesurés de façon scientifique sur cette pratique classique
La posture sur la tête : à pratiquer ou à éviter ? Raisons techniques, pédagogiques, anatomiques du choix à faire.
Et aussi ... Prends le temps, Légende hindoue, Si la vie..., Le Forum, les Pensées, les Flash ...
               
A bientôt.
lmge

Détail des rencontres
Informations par téléphone au 05 61 785 685.

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