INSTITUT LEININGER    
Centre de Recherche Indépendant de Yoga Adapté (KRIYA)
Ecole de Yoga du K.R.I.Y.A.
Pour votre bien-être
Khaj div

- Un bon mental, une bonne philosophie de vie, un corps souple et fort pour mieux vivre sa vie -


Drish 50 - Le Cinquantième (Novembre 1998)

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Sommaire de ce numéro spécial
Rétrospective des 50 premiers numéros... …p 3 à 69
Sur vos agendas... p 70  voir ci-dessous et cliquer ici
Détail rencontres... p 71
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Dépôt Légal en cours d'enregistrement. Période : Novembre 1998. Tirage : 120. Prochain DRISH : 1er trim. 99

Le Cinquantième
… Si DRISH m'était conté...
"J'avais imaginé 2 feuilles recto-verso, en grand format, pliées en 3, puis 4 demi-pages recto-verso (les 8 pages annoncées en décembre 87)... Ce n'est là qu'un premier jet, et c'est par vos avis qu'il viendra à maturation. C'est une nouvelle étape dans la vie de l'Association DARSHANA qui est aussi franchie... Rendez-vous au n°2...".
Ainsi l'Editorial du tout premier DRISH présentait la revue à laquelle vous vous êtes habitués depuis 1988 et dont Siddharta occupait la première page (voir page précédente), à l'époque.

Historique
Votre revue est née de la volonté du groupe qui se retrouva en stage à Pompignan, haut-lieu de nos pratiques de Yoga pendant de nombreuses années (cf plus loin).
Cette première Assemblée Générale regroupait de nombreux "anciens" de l'association de Yoga columérine au sein de laquelle je dirigeais un cours depuis 1976.
Darshana naquit de la séparation décidée par des dirigeants de l'association qui avaient confondu "pouvoir administratif" et "pouvoir pédagogique" ; DRISH allait être l'organe essentiel de cette liberté d'expression et de vie.
Il devenait aussi l'expression d'un "point de vue" (traduction de "Darshana") sur le Yoga professionnel adapté à l'Occident.

1632
1632 n'est pas une date historique mais le nombre de pages de DRISH que vous avez pu lire depuis la parution du premier numéro, il y a plus de 10 années, soit environ 48960 lignes, à peu près l'équivalent de 1 200 000 caractères alignés. D'abord financée par vos seules adhésions, paraissant sans aucune aide au départ, DRISH bénéficie, par Darshana, d'une subvention municipale depuis 1997, après avoir été, durant quelques années, aidée par un généreux donateur qui désira toujours rester anonyme.  Cette aide permet une parution plus souple et régulière.
Comme j'ai pu l'indiquer dans la "lettre de l'institut" parue l'été dernier, le coût d'une page de DRISH est passé de 0,83F en 1988 à 0,77F en 1997, ce qui signifie que malgré l'augmentation du taux de la TVA il y a quelques années, et du coût de la vie en général, celui de votre revue diminue.

Au commencement...
C'est le 18 Avril 1988 que, pour la première fois, le tampon de La Poste rencontre un courrier couleur feuillage auquel vous allez peu à peu vous habituer.
Le n°1 est en route...
DRISH, à la couverture déjà verte, portait l'expression de la volonté des participants de la première Assemblée Générale à Pompignan, les 23 & 24 Novembre 1985. Le quatrième point de cette réunion énonçait :
"Les membres du Conseil d'Administration envisagent la mise en place à long terme d'une revue de liaison "DRISH", d'information et de formation, et à moyen terme, des stages et journées de Yoga".
Ce premier numéro, cerclé de la bande d'envoi portant vos nom et adresse, part dans diverses régions de France et jusqu'en outre-mer. Ses 20 pages apportent des indications techniques sur la "Chaise yogique" (cf page ci-après), technique que nous avons explorée à Sérignan en Septembre dernier.
On y trouve également les projets en cours, dont le "Yoga en plein air" que nous retrouvons chaque année, et le thème "Vacances-Yoga" pour votre séjour annuel à Sérignan-Plage qui n'en est déjà plus à sa première édition et commence à être une tradition.

Edito
L'éditorial, manuscrit (voir pages précédentes), donne le ton en définissant le nom de "Drish" et sa signification précise liée à la Tradition indienne.
C'est cette même tradition que l'on rencontre dans deux articles de ce premier numéro : "Yoga et monde moderne" et "Application d'une loi psychologique" (repris dans le n°12).
"Yoga et Monde moderne" explique le rapport entre le Hatha-Yoga et le Raja-Yoga dans leurs aspects horizontal et vertical respectifs, le Raja-Yoga étant plus proche que le Yoga physique de la discipline personnelle désignée sous le nom de "Sadhana" en Inde, de "Do" au Japon.
Mais cette supériorité du Raja-Yoga sur le Hatha-Yoga ou Yoga physique, n'enlève rien au Yoga du corps qui est toujours une nécessité, quels que soient les propos de certains "sages" orientaux sur ce sujet.
Quant à la "loi psychologique" et son application, fruit des réflexions d'un sage hindou, Swami Shivananda Saraswati, elle prend parti pour la toujours actuelle influence de l'esprit sur le corps, celle-là même que l'on retrouve dans le Yoga en général et mon mémoire sur l'"Influence de la Bonne Humeur sur la Santé" (1997).
Nous sommes déjà, de plain-pied dans le Yoga classique et dans ses aspects les plus célèbres.

Et de deux...
Les lecteurs n'auront pas à attendre très longtemps : moins de 4 mois plus tard, DRISH n°2 et ses 20 pages, vont faire connaître la "Famille Yoga" tirée d'un jeu de "7 Familles" (Cf ci-après). On y trouve aussi le rapport du Yoga et du mental, et les aspects philosophiques et techniques, avec en particulier la présence de "Mâ Ananda Moyi", autre sage, mais au féminin, et très respectée en Inde.

La félicité
Celle que l'on nomme "Mâ", ce qui veut dire "Mère", est une figure imposante de la spiritualité en Inde et son sourire, marque de sa félicité intérieure, est célèbre. Ce mot n'est que la traduction du nom de cette sage hindoue (Ananda = Félicité) dont le sourire exprimait bien plus que de la joie. L'enseignement de Mâ est encore particulièrement adapté à l'homme et la femme occidentaux modernes. Elle fait partie de ceux qui pensent que spiritualité peut rimer avec vie de famille.
2 numéros promis étant parus en 1988, on peut penser à ce moment-là que le contrat est rempli. Cependant, moins de 3 mois vont suffire pour qu'apparaisse le n°3 dont je suis presque le premier surpris comme je l'indique dans l'Editorial :
"Et de trois... Je vous avais promis la sortie de deux numéros de la Revue pour 1988, ce qui me paraissait énorme en même temps que possible puisque j'avais pour cela 366 jours..."
On trouve dans ce numéro un article sur la "Thermorégulation" et une réponse à vos avis. On retrouvera de temps en temps le Courrier des lecteurs, pas plus tard que dans le DRISH 5.

Un an déjà...
Cette année 88 s'achève avec l'Assemblée Générale dont le détail du compte-rendu (rapports, comptes et vie de l'association) se trouve dans DRISH n°4 qui passe à 24 pages.

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Pour la première fois, la seule fois, une carte de membre est envoyée aux adhérents qui sont tout comme moi, à la recherche d'un lieu de stage, après Pompignan ; le stage de Printemps annoncé se tiendra donc à Bruguières.
C'est un retour sur un lieu déjà connu depuis déjà plus de 6 ans... Nous y reviendrons en 95 avant de connaître le  Centre tibétain de Lavaur et plus récemment le cadre boisé du CREPS de Toulouse.
"En Mai fais ce qu'il te plaît", dit le dicton, ce qui permet au numéro 5 d'apporter son contenu ouvert et sérieux, sa rigueur technique ("Dos rond ou dos plat" dont on verra la suite dans les numéros suivants ; cf infra). Loin d'être une simple fantaisie technique, le choix du dos rond ou du dos plat peut engendrer bien des conséquences, avec une prudence toujours présente car, vous le savez, le dos doit être à la fois souple et tonique.
1989 est considérée comme "année de la France en Inde", ce qui coïncide avec l'annonce d'un voyage en Inde ouvert à celles et ceux que l'aventure tenterait. Au moment où passe l'information, ce n'est pas encore le voyage de recherches dont l'idée verra le jour quelques semaines plus tard.
Voici comment se présentent nos rendez-vous de cette année 89 (DRISH 5) : (illustration présentée).
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Moins sérieusement, une "Lettre aux sommités du Yoga" officialise une trouvaille, votre trouvaille, puisqu'elle est le fruit de vos cogitations, une après-midi de stage alors qu'il semblait si dur de reprendre une activité intell
ectuelle et physique propre à la situation du week-end de Yoga. "Siestâsana" est désormais à ajouter au corpus des techniques de Yoga, de même qu'une autre au n° 24 (Cf infra).

Humeur
L'humour n'est donc pas exclu.
Je le prends d'ailleurs très au sérieux. C'est pourquoi des 28 pages du 18ème DRISH de Novembre 92, 15 seront occupées par l'excellent écrit "De la Gaieté" de Caraccioli, auteur que vous commencez à connaître et que nous retrouverons au numéro 49 et dans mon mémoire de 1997.
Mais la rédaction manuscrite de l'Editorial de ce DRISH 18 n'est pas de l'humour, ni une quelconque plaisanterie : en effet, c'est en arrivant chez l'éditeur que je me suis rendu compte de ma page blanche, ce qui ne m'a pas laissé le choix. Je dus écrire l'éditorial à la main.
Il vous faut attendre le numéro 19 de votre revue préférée pour voir les premières bulles faire leur apparition : Jaya et Deva font irruption dans DRISH.
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S'il m'arrive de vous faire part de mon humeur (en général bonne) "le Ministre et le Philosophe" (DRISH 20) n'est pas vraiment du goût de tout le monde...
Quant à "L'huissier n'est pas une légende... je l'ai rencontré", il paraît dans le même numéro, et aussi dans la revue nationale des... huissiers de France, lesquels, aux dires d'un huissier de ma connaissance, ont très apprécié.
Le numéro raconte ma rencontre avec Swami Yogamudrananda Saraswati qui m'a donné mon nom sanskrit en 1980.
DRISH 22, avec un retour à 36 pages pour des questions de poids, reprend dans "La seconde censure", une "erreur" ou un "oubli" d'un journal local.

Réalité
L'apport technique, mythologique, philosophique de DRISH 6 ("Ekagrata", "Ganesh") ne fait pas oublier la réalité : dans DRISH n°7, le "Compte-rendu de l'AG" de 1989 nous rappelle que nous n'avons toujours pas de salle. Si le domaine du Yoga permet d'élever l'esprit, nous n'en sommes pas coupés du quotidien et de nos difficultés associatives liées à l'enseignement du Yoga en association.
DRISH 8 évoque mon retour d'Inde, et nous adoptons pour notre séance hebdomadaire, une solution provisoire. Un peu plus loin, quelques mots, où l'on se rend compte que le rapport de l'A.G. de 1989 m'a accompagné dans mon périple en terre hindoue (voir ci-après).
Pour nous, le problème reste entier, même si un début de solution est en train de se montrer.
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Autre réalité, si, dans ce même numéro 8, Alain nous parle de "L'Art de bâiller" (voir infra), un article tiré du journal "Le Monde" du 14 Novembre 89 nous apprend que les professionnels du Yoga restent vigilants. Patrick Tomatis nous parle de cette "profession atypique" dans laquelle "4000 yogis français cherchent à joindre les deux bouts".
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Le président du S.N.E.Y est lucide et définit notre profession ...
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On retrouve ce réalisme dans l'AG de 97 et mes mots sur le Yoga associatif.
D'humeur heureusement stable, DRISH se fait le porteur de réflexions lucides, réalistes, allant parfois à l'encontre de ce qui se pense en général. "Le professeur de Yoga est-il un thérapeute ?" (DRISH 24) donne le ton sur ma position tranchée, suite à un échange développé entre spécialistes au Stage de Sérignan-Plage, lieu magique qui m'inspirera au n°14 le peu sérieux "Biche". Autre inspiration, celle entre Delhi, Rome et Paris vous permettant (DRISH 19) de lire "Retour d'Inde", texte en alexandrins sur un séjour fantastique.
Enfin, l'humeur, c'est aussi les souvenirs : "souvenir, souvenir" (DRISH 20) nous rappelle ce lieu hors du temps où nous avons été si souvent bien accueillis pour nos sessions (ce texte est sans rapport avec "souvenirs, souvenirs" paru dans le DRISH 39-40).
Le numéro 37 rappelle un double anniversaire : Darshana est née en Novembre 1985, j'ai commencé à pratiquer le Yoga en Septembre 1975.

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On retrouve mon point de vue dans "La pratique du Yoga et ses dangers" (DRISH 25) qui m'amène à apporter quelques explications dans le numéro suivant. Il est vrai qu'être réaliste par rapport aux effets du Yoga peut surprendre, et quelques explications s'imposent.
Les réflexions sur la Tradition (DRISH 25 & 27), le retour de "L'anti-Yoga" (DRISH 29) faisant état de certains risques possibles au plan mental, "Le Yoga : une valeur en baisse ?" (DRISH 30) vont dans ce sens et sont le reflet de mes positions professionnelles sans place possible pour l'aléatoire ou le hasard, avec une prise directe sur la réalité dans le monde du Yoga occidental, puisque les premiers à être exposés sont les pratiquants de Yoga.
Il est vrai que ce métier fantastique (car c'en est vraiment un) d'enseigner le Yoga, met le professionnel en rapport direct avec l'humain, ce qui est une autre situation qu'animer un club de bridge ou de poterie.
Quant à la "Fin d'une histoire", autre réalité, c'est celle du cours assuré auprès du personnel des Ets Bréguet-Dassault, qui prend fin après 10 années et on se doute de "l'ambiance tristounette" (DRISH 8) de cet ultime cours.

Inde
A propos de l'aventure indienne dont il a été question plus haut, DRISH n°9 qui sort en Juillet 1990, me permet d'y mettre un terme :
"Le voyage en Inde s'est définitivement achevé le Mercredi 20 Juin de 15h à 16h30, par la soutenance d'un mémoire, gros bébé de 230 pages synthétisant le travail effectué au "All India Institute of Medical Science" de New-Delhi et poursuivi jusqu'en Juin".
Le mémoire sur "Le statut de la mala­die mentale en Inde" appartient désormais au passé. C'est aussi l'occasion pour moi de remercier celles et ceux qui m'ont aidé directement ou indirectement à mettre sur pied ce voyage de près de 40 jours. Il reste aussi, de ce long périple, quelques représentations en noir et blanc des temples, ainsi que quelques textes écrits dans l'immense cité de New-Delhi, et qu'on pourra lire un peu plus tard :
"Apsara" (DRISH 11),
"La cantine aux oiseaux" (DRISH 12),
"Ganga River" (DRISH 17),
"Au pays de Bharat" (DRISH 24)
"Suryanamaskara" (DRISH 29)
ainsi que le récit de ma surprenante rencontre de psychiatres toulousains à l'hôpital de Delhi, pour l'"Indo-French Congress", en Janvier 90 (DRISH 13) ou de mes bains mémorables dans les eaux du Gange.
L'humeur apparaît également dans mes simples observations sur les événements humains ("Humeur de l'été", DRISH 43-44), "Humeur d'Automne", n°45).
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Dans sa structure, DRISH a connu quelques modifications liées aux nécessités et moyens du moment, ou aux projets pensés et pesés. De 20 pages pour les 3 premiers numéros, nous passons vite à 24 (n°4 à 13), puis à 28 (14 à 18) puis à 44 (19 à 21). A partir du n°26, ce sont 40 pages que nous trouvons régulièrement, jusqu'au DRISH 41, qui semble trop lourd pour l'envoi. Il est vrai que depuis DRISH 28, la première et la dernière page sont cartonnées.
En Février 92, nous changeons de pré­sentation : le traitement de texte a servi à la mise en page du rapport de l'AG du 6 Décembre 92, dans DRISH 14 passé à 28 pages.
Le numéro 30 connaît 3 machines dif­férentes : l'informatique et le moderne traitement de texte, la bonne vieille ma­chine mécanique qui a près de 20 ans et la plus récente "bécane" électrique.
Nouveau changement avec DRISH 19 : Shiva vient remplacer le Bouddha de la pre­mière page, et nous passons de 28 pages à... 44! Autres nouveautés : le début de la rubrique "Autan" (pour Auto-analyse), et le projet d'un comité de rédaction... Certains des rédacteurs pressentis se joindront à moi pour le Colloque "Yoga en Languedoc" (cf DRISH 20, Mai 93).
Exceptionnellement, notons que 94 et 95 voient sortir, chacune, 6 numéros.
Enfin, nous délaissons la bande d'envoi au n°36 : l'étiquette autocollante fixée sur la revue s'avère plus pratique.

Contenu et contenant
On trouve dans le numéro 19, la créa­tion des Certificats d'Assiduité, dont 7 exemplaires ont été délivrés à ce jour, les derniers en Juin 98.
Shiva reste en première page jusqu'au numéro 46 où il est remplacé par une figu­rine de Khajuraho.
DRISH 22, quant à lui, annonce le projet d'un numéro double : nous sommes en Octobre 93. Il y en aura en fait plusieurs, et le premier paraîtra... 2 ans plus tard avec le 34-35 et ses 72 pages où il sera question d'un "Conte chinois" (voir plus loin), d'une publicité pour la pension de Blagnac qui connaît déjà quelques difficul­tés (cf ci-dessus), et de Baïtak, technique tonique et puissante qui a agrémenté nos levers matinaux à Sérignan en Septembre dernier.

Réflexions
"Le Yoga jusqu'où ?" indique les li­mites possibles à l'entraînement, et "Le Yoga nouveau est arrivé" vous assure une vision originale sur l'application occiden­tale du Yoga. Il est à noter que DRISH 17 de Septembre 92 avait porté une première publicité pour la pension de famille de Blagnac qui annonçait déjà une menace de fermeture.
Celle-ci viendra, juste après notre session de Juin 97 "Le Yoga et les autres".
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Avec le numéro 31, voici le premier grand thème "Le Yoga nouveau est arrivé" où la connaissance du fonctionnement biolo­gique et physiologique permet de mieux com­prendre la pratique du Yoga et aussi de faire des choix techniques allant dans le sens de l'efficacité sans risque.
Dans DRISH 36, on trouve le premier sujet traité sous divers angles de vue : "Corps-Esprit" est envisagé sous l'angle tibétain, chinois traditionnel, et enfin clinique.
Parmi les autres thèmes, on trouve "Propos sur l'Ego" (DRISH 37), où on voit qu'il n'est pas si simple de trancher cette épineuse question, "La Mort" (DRISH 39-40), où notre fin est abordée sous ses multiples aspects, parfois les plus inattendus.
"Dormez, je le veux" (DRISH 41 et suivants) est écrit pour les non-prati­quants de Yoga qui ont sûrement plus de difficultés à s'endormir, tandis que "Yoga et emploi" (DRISH 43-44) reprend quelques contenus associés à mes pratiques profes­sionnelles.
"L'eau, molécule divine" (DRISH 46 et suivants) et la découverte de mes "maîtres" dans "20 ans", à partir du n°42, ont davan­tage l'ambition d'aborder des aspects phi­losophiques.
C'est dans le DRISH 37, que "Les thérapeutes de Khajuraho" et "Le métro de Delhi" font leur première apparition, pre­nant le relai de Jaya et Deva.
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Surprises!
C'est vrai, la mienne fut grande lorsqu'à Delhi je sus qu'il n'y avait pas de métro... Si j'évoquais celle que j'eus en voyant, heureusement assez tôt, que la page d'éditorial du numéro 18 était vide, j'eus droit à bien d'autres étonnements.
Le plus mémorable est assurément ce­lui concernant le n°23 qui fut envoyé ou distribué lors de l'Assemblée Générale de fin 1993. D'apparence impeccable, il montra parfois un défaut de taille : certaines pages étaient entachées de plaques blanches masquant une partie du texte, sur une surface de quelques cm2 à peine, mais suffisamment pour rendre le sens du texte incom­préhensible. La cause ? Simplement l'humidité des feuilles de papier de l'imprimeur, ce qui ne permit pas un encrage uniforme et régulier. Pour la petite histoire, sachez que l'éditeur refit à ses frais, l'intégralité des numéros.

Le monde à l'envers
Une autre fois, les deux premières et les deux dernières pages se sont trouvées à l'envers, ce qui plaçait les pages blanches dans l'autre sens.
Lors de la préparation du 3ème DRISH, je trouvai porte close chez l'éditeur habituel. Je dus confier le tirage à un autre, dans le centre de Toulouse, proposant des tarifs semblables et ouvert en cette pé­riode (fin 1988). Seul inconvénient : la couleur de la première page (et de la der­nière) qui est d'un vert très tendre et moins intense que les DRISH précédents et suivants.

Le déstresseur stressé...
Je n'irai pas jusqu'à parler de stress, mais le tirage de chaque numéro provoque une légère libération d'adrénaline. Je fais un "tirage blanc" avant de confier les originaux à l'éditeur et de me rendre compte, sur ce premier exemplaire de quelques imperfections qui peuvent m'avoir jusque-là, échappé. Un coup de fil à l'éditeur suffit alors à apporter la correction nécessaire...
Ce n'est qu'une fois la revue envoyée que je peux alors me considérer comme tran­quille... jusqu'au numéro suivant.
Bien que... Bien qu'au début de la parution de votre revue, plusieurs exem­plaires d'un des premiers numéros me furent retournés, alors que je les croyais en route. La raison ? Simplement que l'adresse de l'association n'était pas barrée comme elle doit l'être pour indiquer les coordon­nées de l'expéditeur apparaissant sur la bande d'envoi. Je me retrouvai donc avec une dizaine de revues retournées à leur point de départ et que je dus réexpédier à nouveau.
Certains imprévus sont bien "tombés". Ainsi, le numéro spécial "De la Gaieté", reprenant un texte vieux de plus de 230 ans, a vu ses copies bordées de traces comme si c'était du parchemin... Ce qui va très bien avec un écrit de cet âge.
Vous connaissez d'autres surprises, lorsque je dois, par exemple, modifier, an­nuler, reporter une rencontre prévue ; c'est le cas lorsque j'arrive, cheville plâtrée, sur le lieu de notre cours en plein air (été 1986) ou lorsque je reporte un stage pour cause de rédaction de mémoire (1997) ou pour autre cause impérative (1998). Hormis ces manifestations annoncées par la revue, chaque DRISH lui-même est une véritable aventure, de sa conception, jusqu'à ce que vous le receviez.
Quant à nos lieux de stages, ils nous amènent peu de surprise, car, aussi bien pour Pompignan que pour Blagnac, j'ai été chaque fois prévenu des difficultés du mo­ment, de leur évolution et d'une possible fermeture prochaine, sans que cela soit précis dans le temps.
Pour en finir avec les lieux, celui que nous utilisons le Jeudi soir de façon régulière, a vu naître quelques alexandrins afin de dissuader les passants de faire trop de bruit. Ceux-ci sont en général sen­sibles aux écrits de "Victor Yoga" parus pour la première fois en 1997. Seul incon­vénient, celui de la méconnaissance de Vic­tor Hugo par un passant qui prit pour lui un des textes et s'identifia à Caen et ses "...enfants vêtus de peaux de bêtes, éche­velés, livides au milieu des tempêtes...", ce qui me valut quelques reproches de la part des responsables, auxquels je dus ex­pliquer que ces vers étaient de Victor Hugo lui-même. Il ne se montrèrent convaincus qu'à demi...
Enfin, dernière surprise liée à DRISH, celle de l'employé chargé du Dépôt Légal, lorsque, accompagné de la Secrétaire de Darshana, je lui ai apporté, une cais­sette pleine de DRISH (34x2) accompagnés de leurs feuilles d'enregistrement (34x3) et de divers autres documents, Mémorandums, etc. De mémoire de responsable de Dépôt Lé­gal, il y avait belle lurette qu'on n'avait pas vu telle quantité de documents à enregistrer.
Au plan technique, si le "Kriya de la langue" n'est pas courant (je pratique ce nettoyage de la langue chaque matin depuis 20 ans), l'étirement du dos ("Yoga du ma­tin... chagrin ?") du numéro 10 est plus facilement praticable. Quant à la réflexion sur le Yoga Traditionnel, elle reste en ac­cord avec les principes de l'Hébertisme, même si ce dernier n'a rien d'oriental.
Les explications sur la respiration (12x4=/=8x6, DRISH 28) permettent de com­prendre l'avantage d'une respiration lente, et une approche des "Techniques boud­dhistes" (DRISH 22) garantit aux méditants de conserver vigilance et tonus (voir pré­sentation plus loin). Ces aspects tech­niques ne nous font pas oublier d'autres activités physiques : on trouve le "Yoga aquatique" dans le premier DRISH. Le n°26, quant à lui, vous livre "Courir..." consi­déré sous un aspect technique et surtout pratique et concret.
La revue 29 vous invite à un stage à Paris, que je prépare et mets en place pour mes confrères et amis de l'Association des "Amis d'André Van Lysebeth" avec, pour thème "La souffrance est liée à l'ignorance. Le cerveau est-il complice ?"
A partir du n°32 vous est proposé "Le Yoga nouveau est arrivé", série d'articles laissant entendre qu'il existe une approche plus pédagogique et mieux adaptée du Yoga en Occident. Autre élément pédagogique, ce­lui indiqué par "La Mesure en Yoga" où il est dit dans quel esprit aborder les disci­plines orientales, dont le Yoga.
DRISH 13 donne le contenu de mon in­tervention sur "Le Yoga et ses dimensions", conférence donnée dans le cadre du colloque "Corps, Culture et Thérapies" de l'Université du Mirail, où les aspects techniques et philosophiques sont envisa­gés.
La technique, c'est aussi la prise en compte des risques et DRISH 46 nous apprend combien l'oeil, simple organe, peut être abîmé par la pratique du Yoga.
La technique, même si elle est peu considérée dans les textes traditionnels, reste toujours en accord avec la tradition, et avec le souci du respect des prati­quants.

Tradition
Si je fais en sorte de vous permettre de rencontrer la Tradition dans la revue, j'essaie de le faire sans rien oublier et en vous donnant un point de vue (traduction de "darshana", je le rappelle) aussi com­plet et vaste que possible.
C'est pour cette raison que la lo­gique fait son entrée dans DRISH 38 ("Etes-vous logique"). Elle est inséparable du Yoga (Cf les textes anciens, les Yoga-Su­tra, le système Nyaya, et la formation des jeunes lamas), et vous la retrouvez régulièrement dans les Mémorandums lors de vos participations aux stages.

L'androgyne
Quelques mots sur Shiva considéré souvent et à tort, comme un personnage fé­minin ("Il ou elle", DRISH 43-44) vous per­mettent aussi d'avoir un aperçu sur la my­thologie. La tradition, c'est aussi les ré­flexions sur cette tradition, ce que vous pouvez rencontrer de temps en temps, sous diverses formes, mais, le plus souvent en filigrane, car elle est le fondement de la pratique du Yoga et apparaît à chaque ins­tant, même si elle n'est pas énoncée.
La tradition, c'est encore l'intérêt pour d'autres philosophies, en particulier celle d'"Epictète" (DRISH 30) où l'on re­trouve quelques idées communes à l'enseignement du Bouddha, "Les rencontres du Bouddha" (DRISH 38) qui furent l'occasion pour Siddharta de se poser les questions vitales qui le menèrent à son Il­lumination (cf plus loin).
La tradition exige la mise en rela­tion du Yoga avec la réalité ("Le Yoga et la Mort", DRISH 38, "En bref", DRISH 47-48). Loin de nous couper des réalités, comme on a pu le voir plus haut, DRISH pro­pose, sans oublier la tradition, des thèmes qui peuvent en paraître éloignés comme le "Vrai ou Faux" sur la nutrition, ou encore "Recette pour vivre heureux" dans le n°47-48. Manger et être heureux ne sont-ils pas un souci quotidien ?

Précisions
Il est vrai qu'en se posant la vraie question sur la tradition, on se rend compte qu'elle n'est pas unique, qu'elle n'est pas figée, et qu'enfin, ce qu'elle recherche, c'est l'établissement durable d'une bonne condition de vie, et ce au ni­veau de toutes les dimensions de l'être. C'est pourquoi je ne crois pas avoir fait un faux pas en parlant du bonheur.
C'est ce qui me poussa, hors vie as­sociative, dans mon cursus professionnel celui-là, de rechercher et d'écrire sur l'"Influence de la Bonne Humeur sur la Santé", dont le sommaire vous est présenté dans le DRISH 42.

En conclusion...
DRISH
, tout comme le groupe "Darshana", est un point de vue, un regard, sûrement subjectif, mais aussi complet et ouvert que possible.
Vous en connaissez l'auteur, et je vous propose que nous continuions à nous retrouver au fil des articles, car mon voeu le plus cher est de mettre à votre disposi­tion une revue simple, fournie et agréable, et aussi des rencontres régulières pour ap­profondir votre connaissance et votre pra­tique de l'Orient.
La difficulté pour moi, à mon goût un avantage pour vous lecteurs, c'est que ma double formation et pratique en Yoga et en psychologie occidentale, m'oblige à consi­dérer certaines données sous deux angles différents, parfois même, opposés.
Cela ne me pose que des problèmes de réflexion et de recherche intellectuelle, jamais vraiment de choix, puisque je laisse cohabiter avec une certaine aisance, les deux points de vue hindou et occidental.
Lors de chaque sortie de la revue, c'est avec une joie renouvelée que je viens, simplement, vous apporter quelques éléments de réflexion ; je souhaite qu'ils continuent à vous être agréables et profi­tables.
Le montant du coût de l'adhésion est choisi par le bureau, voté en assemblée et reste toujours accessible, afin que l'aspect matériel ne soit une gêne pour personne. Je compte donc sur le renouvelle­ment de vos adhésions et sur la publicité tranquille que vous ferez à DRISH pour que de nouveaux lecteurs la découvrent.
Encore merci de votre fidélité et d'avoir suivi jusqu'au bout cette longue rétrospective.
A bientôt.
              
ge.leininger

Sur vos Agendas
- 4 Décembre :
Assemblée Générale 98
- 9 Décembre : Causerie de l'Institut : Thème : "Le Bonheur"
- 15 Décembre :Conférence sur "Le pouvoir des mots"
- Premier Mercredi de Février 99 : Causerie de l'Institut. Thème non fixé
- Courant Mars 99 : Stage de Yoga. Thème non défini
L'institut Leininger
organisme professionnel d'action sur le corps et l'esprit, travaille en complet accord avec les codes de déontologie de la Société Française de Psychologie et du Syndicat National des Enseignant de Yoga.

Détail de nos rencontres
"Le pouvoir des mots"
sera le thème de ma conférence le Mardi 15/12/98 prochain à 18h00.  Lieu : association Salle de réunion de la Caisse d'Epargne, allées J.Jaurès, Toulouse.
Causerie du Mercredi
La prochaine se tiendra à l'Institut Leininger, 29 Ch de la Nasque, Colomiers.
Rendez-vous à 20h30 précises, le 9 Décembre 98. Prévoir une te­nue souple permettant de rester assis à même le sol.
Thème : "Le Bonheur".
Entrée libre. Apportez votre curiosité et votre spontanéité.
Sessions 99
Les thèmes ne sont pas arrêtés. Cependant, j'ai en projet de vous proposer d'axer notre travail sur des sujets fondamentaux et classiques tels "Savoir bien respirer" ou les "Maux de dos".
Les Stages
permettent d'approfondir et perfectionner la pratique et la connaissance du Yoga.
C'est le cadre calme et boisé du C.R.E.P.S de Toulouse qui nous accueillera en 99. n° 50 - 11ème année


Détail des rencontres
Informations par téléphone au 05 61 785 685.

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