INSTITUT LEININGER    
Centre de Recherche Indépendant de Yoga Adapté (KRIYA)
Ecole de Yoga du K.R.I.Y.A.
Pour votre bien-être
Khaj div

- Un bon mental, une bonne philosophie de vie, un corps souple et fort pour mieux vivre sa vie -

                           
     38 ans de professionnalisme dans l'enseignement du Yoga

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Auprès d'André Van Lysebeth, 1993
Il m’arrive parfois, de parler de professionnalisme dans l’enseignement du Yoga comme je l’ai mentionné ...
Ceci n’a pas toujours été clair pour les uns qui n’entendaient pas cette option et les autres qui pensaient que peut-être et même sûrement, je tentais par là-même, de détrôner leur gourou préféré. J’ai simplement décidé il y a longtemps, de me donner les moyens nécessaires à une transmission correcte aussi complète que possible de la tradition du Yoga et respectueuse de notre culture qu’il n’est ni souhaitable ni possible de nier : ˝… imiter l’Orient est une méprise tragique˝, écrivait C.G. Jung qui insistait sur le fait que, sur la voie du Yoga, l’Occidental ne doit pas ˝… renoncer à son entendement occidental˝.
Partant de là, vous l’aurez deviné et de toute façon, vous commencez à me connaître, c’est depuis longtemps que j’aime bien appeler un chat un chat, et que je ne me laisse plus embringuer dans des tentatives de récupération quelles qu’elles soient, visant à me faire taire ou à déformer mes intentions ou mes propos par des élus associatifs, politiques ou fédéraux toujours en manque d’arguments fondés sur des faits précis.

Une impérative nécessité
Donc, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, dans cet exposé de 35 ans de professionnalisme, je continuerai à appeler un chat, un chat, sachant que mon intention est que vous sachiez mieux encore, qui je suis et par là-même, les raisons de votre choix de pratiquer le Yoga traditionnel sous ma direction. C’est au cours de ces années très particulières, et surtout à partir de 1977, qu’enseigner le Yoga m’a montré la nécessité de la précision technique, sémantique, pédagogique, et d’adapter le Yoga à notre monde. J’ai donc décidé d’en faire mon métier en 1978, ce qui s’est concrétisé en janvier 1979, lorsque je me suis inscrit en indépendant, il y a précisément 35 ans et quelques semaines.

Les premières fois
Les tout premiers stages de Yoga datent de cette même année, à Fronsac et au CREPS de Toulouse.
Le premier Mémorandum, support de cours qui vous accompagne dans vos stages de Yoga, est apparu en 1981 : nous en sommes actuellement à plus de 160 qui sont parus. Ce choix de la voie du professionnalisme dans l'enseignement du Yoga m’amena au respect de la déontologie et à la remise en cause de certaines pratiques comme ˝Apprendre à respirer˝, la posture sur la tête, le rapport au ˝maître˝, le travail sur la sangle abdominale et toute la dimension pédagogique et d’observation liée aux pratiques, la notion de tradition, la nécessité d’insister sur le temps d’expiration dans la respiration … et aussi tout ce qui pouvait se montrer anti-pédagogique. Par contre, le respect de l'autre, de son souffle, de son rythme, la compréhension de notre fonctionnement m’ont guidé et sont encore mes moteurs aujourd’hui, tant ces dimensions sont inséparables de la fonction d’enseigner le Yoga et sa tradition.

˝Considérations sur la respiration˝
Dans la continuité de ce cheminement et concernant la respiration, j’ai travaillé à un texte particulier, achevé en 1
983, dont le titre reste toujours : ˝Considérations sur la respiration˝.
Je dois vous avouer que j’en suis relativement fier, car encore aujourd’hui, il n’y a rien à y enlever et très peu de choses à y ajouter. Tout ce qu’il faut savoir d’essentiel sur la fonction respiratoire et le souffle dans l’optique d’une approche concrète des techniques respiratoires du Yoga, s’y trouve. Il suffit de le mettre en pratique … Tous mes cours, stages et écrits sur la fonction respiratoire et le souffle dans la pratique du Yoga, sont sous-tendus par ce contenu incontournable et incontestable à la fois.
La conception ainsi posée s’appuie sur une vraie réflexion liée à l’observation et l’expérimentation (selon le tantra) obéissant aux règles régissant la démarche scientifique et l’épistémologie, liées à la raison. Les lenteurs et troubles repérés par Gaston Bachelard
dans l'acte de connaître, sont autant de causes de stagnation, voire de régression et désorientent vers des préjugés par rapport auxquels Masson-Oursel met en garde dans son ouvrage sur le Yoga (˝Le Yoga˝, Collection Que sais-je ?) afin de faire éviter une mauvaise voie à qui veut suivre la démarche indienne. Tout comme Descartes invitait à ˝se défaire de toutes ses opinions …˝, Bachelard propose de débusquer ces suppositions que l’on prend pour vérités :

Un lieu de travail particulier à New Delhi

     ˝… on connaît contre une connaissance antérieure, en détruisant des connaissances mal faites,
      en surmontant ce qui, dans l'esprit même, fait obstacle à la spiritualisation.˝

La perception et la compréhension du sujet ˝Yoga˝ ainsi bien posées, présentent une grande différence avec ce que l’on entend dire parfois qui démontre que ce phénomène naturel est intellectualisé à outrance sans être réellement bien interprété, bien abordé, bien conçu et donc, bien intégré. Cet état de fait se complique à cause du caractère ˝tamasique˝ de lourdeur et d’inertie caractérisant la ˝doxa˝ qui réunit mollement les opinions incomplètes, les idées confuses suivies par tous, les préjugés jamais remis en question, les présuppositions admises par tous ceux qui n’ont pas osé vérifier ce qu’ils recevaient ou ont décidé de retirer des avantages de la crédulité ambiante.

Nécessité de l’expérience

La conséquence est que le Yoga ne peut être compris dans son essence et dans sa manifestation, puisqu’il est reproduit intellectuellement alors qu’il faut s’en faire une réelle expérience assurant ainsi un réel vécu dans la spontanéité de la fonction, non par son seul cortex, mais par son propre corps, ses propres sensations, ses propres perceptions. C’est un des messages du Tantra.

On ne saurait plaquer une description sur du vivant pour que celui-ci lui obéisse, mais on part du vivant pour en tirer des principes sur lesquels on peut alors poser ses pratiques de façon raisonnable et utile car, comme disait le philosophe Francis Bacon (1561-1626) :
       ˝On ne commande à la nature qu’en lui obéissant˝
.
C’est pourquoi nous devons considérer deux choses. La première, dans ce domaine délicat du souffle est que la respiration évoquée ci-dessus, est avant tout un acte articulaire avant d’être musculaire et volontaire.


A propos du corps

En second, nous devons admettre une évidence : on ne peut mettre en place ce que les Hindous font avec facilité si on n’a pas les prérequis nécessaires.
Je dois mentionner dans cette démarche de professionnalisme, mon vécu corporel passant par des pratiques très intenses de Yoga avec des séances quotidiennes de plusieurs heures ou encore le maintien de postures de longue durée pouvant aller jusqu’à près d’une heure dans les années 80 et aussi d’autres expériences encore.
Ainsi, ayant entendu dire que le Yoga permettait au dos de résister à tout, j’ai commencé en 1980, à pratiquer l’haltérophilie en même temps que la danse classique. Je ne suis resté dans cette dernière discipline que durant six mois, tandis que la pratique de l’haltérophilie (à ne pas confondre avec la musculation !) s’est poursuivie : elle m’a beaucoup apporté dans la compréhension de certains gestes corporels présents dans le Yoga traditionnel.

 En 1983-1984, je rédigeai mon premier mémoire dans lequel j’insistai sur la nécessité de respecter, soutenir et entretenir le ˝support biologique˝, en particulier, par la pratique des Arts martiaux qui sont une excellente école de connaissance de soi et de maîtrise de soi : ce sont eux qui m’ont amené au Yoga et aux philosophies asiatiques.
Philosophie, spiritualité, démarche initiatique n’y sont pas opposées : d’une part, le Yoga intègre des pratiques martiales et d’autre part, Pythagore qui fut l'un des lus grands esprits de la Grèce antiqueet vécut de 580 à 495 avant notre ère, participa aux Jeux Olympiques à l'âge de 17 ans dans l'épreuve de pugilat et intégra l'exercice physique dans son école de philosophie.
Quant à Descartes, il pratiquait l'escrime.

Aspect concret du Tantra
L'expérience du corps est, dans cette vie terrestre, un outil dont on peut se servir pour le transcender : c’est le message fondamental du Tantra.

Pratiquer les techniques de plusieurs façons, à plusieurs moments, a été pour moi la meilleure façon d’explorer le Yoga ainsi que mon propre corps pour le connaître de façon convenable et transmettre la tradition dans les meilleures conditions dans la mesure où le corps, loin d’être rejeté ou nié par cette voie, y est totalement intégré et considéré comme un précieux outil.

Pythagore

Fontenelle

Les descriptions en Anatomie et Physiologie que je propose lors de mes interventions, sont appliquées au Yoga et riches de toutes ces expériences personnelles que j’ai connues au travers de tous les plans de mon être. Elles permettent ce qui me semble être une indispensable connaissance, tant le Yoga peut être d’une redoutable efficacité : ses effets surprenants sont parfois totalement imprévus et … imprévisibles, avec, de ce fait, ses risques si les précautions élémentaires ne sont pas respectées. D’où les stages portant sur les grands thèmes de la santé et les grandes fonctions, en vue de les améliorer par des pratiques spécifiques. Ce vécu est lié à l’apport en anatomie et physiologie et à l’observation faite lors des cours d’anatomie sur cadavre, lorsque j’ai assisté à des cours de deuxième année à la faculté de médecine en 1983.

"La Fête de la Vie".
Vous comprenez mieux en entendant ceci, tout ce que je puis mettre dans la session dont le titre est ˝De la Vie et de la Mort˝ et je pense que vous relirez autrement le texte de ˝La Fête de la Vie˝ toujours accessible sur mon site.
Apparaît ici le caractère précieux de la vie humaine et dans le même temps, cette pensée toute simple que j’ai entendue un jour selon laquelle :
     ˝La deuxième vie commence le jour où on se rend compte qu’on n’en a qu’une˝.
Ceci dit, tout en souhaitant que la gravité de ce propos ne vous fasse pas perdre votre bonne humeur, car comme le disait Fontenelle à qui les sciences et la philosophie doivent beaucoup, et dont j’ai évoqué l’admiration que Balzac lui vouait du fait de sa longévité peu ordinaire puisque le philosophe vécut de 1657 à 1757 (Cf. Drish 126) :
     ˝Ne prenez pas la vie au sérieux ; de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant˝.
Ma volonté d’être au service de la transmission du Yoga et de sa tradition, mon refus de la soumission, mon exigence personnelle du respect de la déontologie que tous les professeurs de Yoga doivent normalement respecter, et qui vous garantit, vous, les pratiquants, d’être en de bonnes mains, mon exigence de qualité, de précision
sémantique, pédagogique, technique et de respect des êtres lors des sessions que j’ai co-animées au niveau local ou fédéral, tout ceci n’a pas été toujours au goût de tout le monde en ce que cela dépossédait d’un certain pouvoir ceux qui se présentaient en modèles.

La rédaction du mémoire ˝L’apprenti-yogi ou l’anti-sage˝ de fin de formation de Psychopédagogie (1983-1984), montre bien ce refus de toute soumission, déjà présent à l’époque et qui m’anime encore aujourd’hui. Apprécié et redouté à la fois pour la justesse et le caractère argumenté de mes avis, je fonctionne selon ce principe du sage indien Shivananda (1887-1963) :
     ˝Que vos mots soient doux et votre argumentation solide˝


De Shivananda à Pierre Bayle

Shivananda

On notera avec aisance que ce point de vue rejoint parfaitement ce qu’avaient annoncé Bayle, et aussi Galilée dont on connaît la prise de position scientifique sur le mouvement de notre planète. Ce scientifique condamné par l’inquisition déclarait au XVIème siècle, que :
     ˝L’autorité d’un seul homme compétent, qui donne de bonnes raisons et des preuves certaines, vaut mieux que le consentement unanime de ceux qui n’y comprennent rien˝.
Car, enfin, pour rester dans le domaine de l’enseignement du Yoga, à quoi sert une posture si elle ne correspond pas à une posture dans la vie ? Quelle est l’utilité d’une philosophie si elle n’est pas confrontée au quotidien ?
     ″La philosophie enseigne à agir, non à parler …″.
Ces mots que l’on doit à Sénèque, indiquent que nous devons rester acteurs dans notre vie et dans notre monde.
Les témoignages et engagements que vous pouvez voir sur mon site indiquent que depuis longtemps, je suis cette voie que la tradition indienne, plus ancienne encore, enseigne : l’action est inévitable.

Engagement du Yoga
Enseigner le Yoga signifie donc, agir en ce monde pour son amélioration : amélioration de la condition physique, mentale de nos contemporains en souffrance, mais aussi leur guidance vers une prise de conscience bien réelle et bien pleine de leur propre capacité à agir sur eux-mêmes et sur leur propre vie.
Cet engagement dans le monde doit s’effectuer dans l’esprit du Karma-Yoga, le Yoga de l’action désintéressée car les quatre grands Yoga-s sont à pratiquer ensemble.
     ″Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre … disait Guillaume le Taciturne, … ni de réussir pour persévérer″.
Pour mener convenablement cette action, il nous faut cultiver force et souplesse, puissance et sensibilité, douceur et fermeté, comme nous y invitent Ha et Tha qui sont Lune et Soleil, masculin et féminin présents dans le personnage Ardhanarishvara.
Dans cette démarche, la transmission du Yoga doit être respectueuse de notre propre culture, celle issue de nos valeurs occidentales dont celles républicaines ou encore celles défendues par de grands penseurs français qui ont fondé notre mode de pensée en accord avec la dignité humaine, la liberté, la raison.

Ardhanarishvara

Comme ils ont su le faire avec courage, nous pouvons, nous aussi, nous opposer systématiquement à toute démarche autoritaire ou dogmatique qui tenterait d’imposer des façons de penser, de croire ou de faire et empêcherait de laisser la place à une tentative de compréhension, à un questionnement normal, à des échanges fructueux.

Yoga traditionnel, valeurs et autonomie
Ma participation à la formation de futurs professeurs de Yoga débutée en 1984 dans une fédération nationale, fut marquée par mon incitation à respecter les règles déontologiques.
D’où quelques incompréhensions de la part de certaines instances adeptes du suivisme et du ˝moutonnisme˝ que je refusais catégoriquement et fermement de cautionner tout comme le firent Bayle et d’autres.
Souvenons-nous de La Fontaine (cité dans ˝
Sommes-nous des Yogis-guerriers ?˝, Drish 115, hiver 2011), disant :
     
˝Le monde est une franche moutonnaille˝.
J’ai r
efusé de laisser bafouer un statut, une fonction, une responsabilité et j’ai maintenu des prises de position sans faille face à des élus associatifs ou politiques, des écoles et fédérations de Yoga, des enseignants de Yoga, allant jusqu’à des bras de fer mémorables comme ont pu en témoigner parfois, à des moments précis, la Lettre de l’Institut et la revue de Yoga Drish.
Vous retrouverez des épisodes dans au moins deux numéros de Drish : ˝Le Cinquantième˝ paru en 1998 et ˝Le Centième˝ en 2008).
J’ai maintes fois manifesté mon opposition ferme vis-à-vis d’enseignants incompétents, vis-à-vis de formateurs qui n’avaient aucune expérience de ce qu’ils enseignaient à ceux qui allaient avoir la responsabilité de guider leurs congénères sur une voie délicate, vis-à-vis de ceux, professeurs ou écoles, qui en ˝jetant˝ la tradition, ont fait du Yoga une sorte de ˝gymnastique˝ exotique en l’appauvrissant et le dépouillant de son fondement traditionnel qui est présent dans les textes et en fait à la fois la richesse, l’originalité et la caractéristique de système unique.

Occident et Orient se rencontrent
Je me suis toujours opposé à ce consensus mou auquel adhèrent tous ceux qui n’ont pas eu envie, courage ou énergie de pousser plus loin leur réflexion quant à ce qu’ils ont décidé de transmettre et qui ont préféré rester dans une imitation faite de soumission à ce qu’on leur a communiqué, sans le repenser par eux-mêmes.

C’est ici que la pensée de nos philosophes, pédagogues et épistémologues leur servirait bien, mais ils n’en veulent pas : cela remettrait en question leur désengagement.

Il y a longtemps que j’ai fait le choix de ne pas me plier à la majorité qui suit sans réfléchir et aussi de ne pas faire faire une chose pour faire comme tout le monde ou encore parce qu’une personnalité de l’Inde ou d’ailleurs, illustre mais inconnue, l’a dit ou écrit. Comme disait Montaigne, ce que je transmets, je le fais d’abord ˝… tout passer par l’étamine˝ et j’agis comme le souhaitait Rabelais dans son allégorie bien connue de la ˝Substantifique moelle˝. Ceci est conforme à une autre pensée que vous connaissez bien :

     ″Mieux va

François Rabelais

http://www.toupie.org/Photos/Alain.jpg

Alain, 1868-1951

ut pour chacun sa propre loi d’action, même imparfaite, que la loi d’autrui, même bien appliquée
Vous l’avez reconnue : elle est au bas de la page 3 de la revue : son importance est grande puisque dans le texte sacré où elle est écrite, on la trouve deux fois avec une formulation quasi identique (Bhagavad Gîtâ III, 35 et XVIII, 47).

Le choix de la pensée libre

Rabelais, Montaigne, ne disent pas autrement lorsqu’ils évoquent le lien entre l’enseignant et l’élève. En fait, le Yoga est une voie d’autonomie qui porte un nom sanskrit : ″Vairagya″ (trad : lâcher-prise, détachement au sens de non-attachement au monde sensible, renoncement) qui est une des composantes de la pratique avec l’assiduité.
Le gourouisme, le suivisme, le conformisme et le tailisme sont à éviter sur cette voie où chacun doit trouver sa voie en s’inspirant des grandes lignes tracées il y a des milliers d’années par les yogis de l’Inde.
Le philosophe Alain dont j’ai entendu dire il y a environ un an que certains le considèrent comme l’un des plus grands philosophes français, écrivait :
     ″Penser c’est dire non !
Extrêmement critique vis-à-vis de ce que l’on pourrait nommer l’endoctrinement et sa facilitatrice non-compréhension des choses, il disait qu’était préférable :
     ˝…
la liberté des autres que l'obéissance des autres˝.
J’ignore si Alain pratiquait le Yoga, peu connu en France à l’époque où il écrivait, mais nous devons reconnaître que c’est la liberté et l’autonomie que propose le Yoga traditionnel, et non l’asservissement à une technique, une méthode, une voie.
Pour resituer le Yoga dans ce qu’il est véritablement, nous devons considérer que la tradition qui le sous-tend comporte le refus de vivre comme le commun des mortels, de céder aux élémentaires inclinations de notre nature, de se laisser penser et de céder le pas au mental Alain n’est pas loin :
     ˝Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit. Qui croit ne sait même plus ce qu'il croit. Qui se contente de sa pensée ne pense plus rien.

˝Yoga Chittavritti Nirodha˝
En effet, le Yogi vise une cessation de certaines composantes de son comportement quotidien sur les divers plans de son être dont l’arrêt des fluctuations mentales (traduction du Yoga-Sutra I, 2 : ˝Yoga Chittavritti Nirodha˝.

Cette stance du texte classique indique qu’il faut décider de l’arrêt des mouvements désordonnés du corps, le refus de l’irrégularité respiratoire, la cessation décidée du gaspillage d'énergie, l’arrêt de l'accumulation du karma, la prise de conscience des communications verbales inutiles afin de les stopper, la connaissance des automatismes pour les contrôler, en résumé, la prise de conscience de l’existence de l’expression naturelle qu’il faut apprendre à contrôler.
L’adoption de l’immobilité du corps, du souffle, du mental vient s'ajouter aux nombreuses autres attitudes qui jalonnent la pratique : se libérer du conditionnement, maîtriser les passions, se dégager des asservissements, établir le calme et chercher à contrôler son existence. Ainsi, le contrôle du corps, de la respiration, du mental, constitue la voie permettant d’accéder au but indiqué par le deuxième Sutra du Yoga de Patanjali cité plus haut. En effet, ces quelques mots sanskrits assemblés rappellent l’essentiel du Yoga traditionnel : l’arrêt des agitations du mental, ce à quoi servent les divers contrôles nommés ci-dessus et auxquels se livre le yogi. Aussi, pas de discours hermétique, inaccessible, nébuleux ou abusif : le yogi occidental a besoin de concret et de pragmatique, d’autant que les discours fumeux n’ont jamais fait avancer ni les gens, ni les choses.

Conscience et ˝Illusion˝
Et puis, comment peut-on imaginer que pour dépasser l’Illusion, laquelle est, pour l’Inde, la première source de souffrance humaine, on doive faire passer les pratiquants dont on a la responsabilité, par une illusion de plus, celle du décorum, de l’apparat, du factice, des mots ronflants et des senteurs d’Orient accompagnées de l’artifice de discours ésotériques incompris par ceux qui les émettent ?

Lily Ehrenfried

Le Yoga traditionnel adapté peut être, si on le veut, une réelle initiation en ce qu’il donne les moyens d’un réel changement d’existence et qu’il permet de passer, si on le souhaite, à une vie conforme aux principes de cette tradition tout à fait en adéquation avec nos valeurs occidentales : non-violence, pureté, contentement, connaissance de soi, détachement, discipline, don de soi …
C’est en cela que le Yoga ne saurait être considéré comme réductible à une espèce de gymnastique qui, si on courrait ce risque de le réduire à une simple culture physique, présenterait beaucoup moins d’intérêt que certaines activités mentionnées au début de ce texte (arts martiaux, haltérophilie, danse, mais aussi marche …) ou que certaines méthodes européennes et leurs thèses fondamentales que l’on doit à Ehrenfried, Mézières, De Sambucy, Hébert, Alexander, Bertherat … tous ces systèmes que nous étudions régulièrement lors de certains stages d’été et dont les répercussions sont présentes depuis très longtemps dans ma pédagogie lors des séances comme des stages, sans oublier les colonnes de Drish.
L’étude des grands sages, d’Orient et d’Occident dont les pensées fondent l’esprit et le fonctionnement de mon école de Yoga, sont de larges sources d’inspiration

pour le quotidien, sans plonger dans un mysticisme qui n’a rien à faire avec notre mode de vie. D’où la nécessaire ouverture sur d’autres auteurs, d’autres ouvrages permettant de mieux connaître et comprendre le Yoga afin d’en fonder les racines dans notre monde occidental. Ma revue de Yoga qui paraît depuis Avril 1988 et les stages que je mets en place depuis 1979, les cours que j’anime, sont autant de lieux disponibles où vous pourrez noter cette constante.

Yoga et culture

C’est pourquoi, en complément, je me suis intéressé aussi bien aux philosophies d’Occident qu’aux sciences, ce qui me permet d’évoquer en toute simplicité, la philosophie comparée ou encore l’anatomie comparée (Cf les visites du Muséum avec l’école de Yoga).

Une rencontre unique pour comprendre qui nous sommes

C’est aussi pourquoi il m’est possible de vous citer aussi bien des auteurs hindous, des yogis célèbres, des textes traditionnels d’Orient que des sages d’Occident, des philosophes antiques du bassin méditerranéen, des penseurs français et européens, contemporains ou non, des auteurs à la pensée aussi élevée que concrète, ayant largement œuvré à la construction et l’évolution de notre monde et de la culture dans lesquels nous baignons.
C’est pourquoi Kabir, François Rabelais, Shivananda, Pierre Bayle (voir plus loin), Schopenhauer, Vivekananda (Cf 8-9 Mars 2014) et Montaigne déjà mentionnés, Ananda Moyi, Sénèque, Alain, Confucius, Claude Bernard, Henri Laborit, Gandhi, Patanjali, Théodore Monod ou encore Jean de La Fontaine dont l’inspiration vient aussi de l’Inde, m’accompagnent dans mes réflexions et dans mes interventions et enseignements.
Je ne peux bien sûr, omettre d’autres noms qui viennent s’ajouter à ceux déjà cités : Carl Rogers, Carl Gustav Jung, Roberto Assagioli, Abraham Maslow, Georg Groddeck, Sigmund Freud et d’autres encore, ont leur place

En effet, dans ce même esprit, les enseignements de la psychologie moderne et des différents courants liés à l’évolution des découvertes sur le psychisme humain depuis William James, permettent de mieux comprendre la pensée indienne dans son aspect mental, et ce d’autant que corps et psyché ne sauraient être opposés.
Cet apport voit aussi son importance en ce qu’il a amené des questionnements aussi poussés que ce qu’on trouve en Orient, sur la présence d’un corps psychique en chaque être et sur l’avant vie et aussi l’après-vie.


Chercher encore …

On comprend, à ce point de mon discours, combien peuvent être considérés comme fondamentales, la compréhension du fonctionnement de l’être humain et en suivant, l’épistémologie, le triangle didactique déjà évoqué, la psychopédagogie, ces moyens devant conserver un lien étroit avec des valeurs humanistes, celles qui placent l’être humain au centre des préoccupations essentielles et cessent de le soumettre à des idéologies ou dictats quels qu’ils soient. Sans cela, aucune démarche spirituelle ou initiatique comme le Yoga qui permet de passer à une vie nouvelle, ne saurait avoir de sens.

Savoir

triangle

Enseignant                 Elèv

L’approche, la transmission et l’apprentissage du Yoga s’inscrivent inévitablement tous trois dans le triangle pédagogique.

Aux côtés d’André Van Lysebeth.
Fête des 30 ans de sa revue, 1993

Ainsi, tout ce que je propose trouve son explication. Tout ce que je fais faire n’est pas une imitation de ce qui se fait ailleurs ou de ce qui est imposé plus souvent que proposé, ou encore parce que tout le monde le fait : il en est ainsi parce que des objectifs précis sont bien là, tenant compte des possibilités et disponibilités de chacun.
Comme disait le poète japonais Basho :
     "Ne marches pas sur les pas des anciens ; trouve ce qu'ils cherchaient"
C'est la raison pour laquelle j'ai fait en sorte de remercier de vive voix, ceux qui ont été mes guides : Camille Guiral en 1995, Jean-Claude Verdier dont j’ai beaucoup appris en 1979-80, il y a quelques mois, et quelques temps avant sa mort, André Van Lysebeth que je suivais depuis 1978.

Une position claire …
Je pense que vous vous en êtes rendu compte : je suis un pédagogue avant tout : mes compétences dans ce domaine se sont affinées d’abord dans l’enseignement du Yoga débuté en 1977, mais aussi en travaillant en milieu périscolaire et de loisirs ainsi que dans la formation de futurs professeurs de Yoga depuis 1984 et la formation professionnelle depuis 1994.
Dans le triangle pédagogique, chacun doit se positionner : le ˝Maître˝, le formateur ou l’enseignant, peu importe son statut, doit avoir une vision très claire de sa propre position par rapport aux deux autres composantes que sont l’élève et la connaissance.
Il doit aussi veiller à gérer la relation entre les trois éléments en présence sans omettre le rapport à l’inévitable ignorance, au sens où l’entend la pensée de Confucius que vous retrouvez régulièrement dans la revue, au bas de la page 2 depuis le tout premier numéro paru en 1988 :
     "Ce que nous savons vraiment, savoir que nous le savons. Ce que nous ne savons pas, savoir que nous ne le savons pas. Là est le savoir même"

D’où la nécessaire prudence verbale amenant l’utilisation du conditionnel salvateur.

Les prérequis fondamentaux
Le Yoga vécu comme il l’est en Inde, s’adresse à une élite à laquelle notre mode de vie ne nous permet pas d’accéder. C’est la raison pour laquelle il importe de commencer par le commencement, de jauger les potentialités de chacun avant de le lancer sur une voie à suivre avec prudence comme toute voie efficace. La nécessité de considérer ce que chacun peut et veut faire, ainsi que l’acquisition des prérequis, sont indispensables.
C’est aussi la raison pour laquelle au plan technique, chaque session qui vous est proposée est faite de prudence, de précision et d’un travail personnalisé et adapté avec une approche sous forme d’atelier où chacun peut s’approprier véritablement les pratiques enseignées en passant de la découverte à l’acquis car on ne peut courir sans savoir marcher.

Ardhabaddhapadmapashchimottanâsana …
mythique demi Pince en demi lotus lié (1980)

Bruguières, 1982

Certaines postures mythiques sont infaisables sans une bonne souplesse de hanche ou d’épaule, une bonne mobilité du dos, un bon thorax ou un diaphragme au fonctionnement correct, des pieds et des chevilles possédant un minimum de force et de mobilité …
Méditer ne peut se faire si on ne sait pas contrôler son mental, si l’on ne sait pas maîtriser ses paupières, si l’on ne sait pas établir un silence intérieur durable et si l’on ne peut tenir une posture longtemps dans l’immobilité absolue … Ceci explique la variété des moyens pédagogiques que je mets à la disposition de celles et ceux qui souhaitent accéder à la connaissance de cette tradition antique du Yoga. Et ce, depuis 1979, lorsque j’ai décidé de faire de l’enseignement du Yoga, mon métier, sans perdre de vue la nécessité de confronter en permanence ma philosophie avec le quotidien classique d’une vie bien remplie, hors de toute tour d’ivoire autistique et inaccessible

Des outils adaptés
La revue et les stages œuvrent en ce sens.
S’y ajoutent, pour les futurs professeurs de Yoga que je forme ainsi que pour les personnes voulant aller plus loin et approfondir cette discipline, l’utilisation d’outils spécifiques dont l’objectif est d’acquérir une meilleure et plus grande connaissance de l’humain que nous sommes, dans l’esprit de Swadhyaya, l’étude de soi qui fait partie de la deuxième étape du Yoga, et du concept socratique :
     ″Connais-toi toi-même !″.
Cet objectif qui fait sens dans l’existence de tout être humain, va le mener des hauteurs philosophiques les plus élevées jusqu’au cœur même de la matière et de la constitution de ses tendons, articulations, muscles, ligaments, Adénosine Triphosphate, systèmes neuromoteur et sensitif, organique et fonctionnel afin de mieux comprendre sa perception de ce monde et se préparer à y agir.

S’émerveiller du corps
C’est aussi l’occasion de lier les deux, philosophie et corps. En effet, se rendre compte des 300.000 kilomètres de vaisseaux capillaires qui parcourent notre corps et apportent à chaque cellule de l’organisme ce dont elle a besoin, des 300 millions d’alvéoles qui captent l’oxygène de l’air inspiré, de l’intelligence mécanique d’une très grande précision qui permet à nos articulations de bouger de façon automatique tout en supportant des pressions et des tensions énormes, ne peut être qu’une occasion supplémentaire de s’émerveiller de ce phénomène de la vie présent en chacun de nous et à tous les niveaux de notre être.
Sans oublier les opérations et échanges chimiques qui se font en permanence en nous, le dynamisme mental, la capacité à se fixer sur un point précis (˝ekagrata˝), notre énergie et son organisation, l’extraordinaire complexité de notre système nerveux aussi bien central que végétatif, la merveilleuse organisation de nos sens qui nous permettent de capter en ce monde, l’essentiel des informations dont nous avons besoin, tout ceci ne peut que nous amener à cette attitude du psychanalyste Georg Groddeck, au début du XXème siècle :
     "En définitive, pour nous mortels, il n'est qu'une attitude : l'étonnement".

Donc …
Partant de là, tout peut s’expliquer et s’enseigner selon une compréhension nécessaire et une pédagogie adaptée dans l’idée du triangle pédagogique déjà évoqué (Cf. supra page 25 et Drish n°114).
D’où la mise en place, depuis 1979, de plus de 150 stages d’un jour à une semaine, auxquels s’ajoutent une centaine d’interventions en co-animation dans les départements du  Grand Sud, et aussi à Paris, dans diverses associations ou écoles, la création dès 1986 de la bibliothèque spécialisée qui vous est ouverte et la naissance de ma revue de Yoga en 1988 dont le but est de faire le lien entre Orient et Occident.
Ces trois médias –stages, revue, bibliothèque- sont des moyens fondamentaux tant il est vrai que la connaissance est une des clés de la liberté et du bonheur et qu’elle permet d’étayer et orienter la réflexion et les expériences, ce qui garantit les moyens de développer l’évolution de chacun sur tous les plans de son être. Cette connaissance est utile aussi dans la nécessité de se connaître soi-même.

Une petite merveille en 300.000.000 d’exemplaires

Socrate et ˝Swadhyaya˝
La connaissance de soi (˝Swadhyaya˝, 4ème règle des ˝Niyama˝, deuxième étape du Yoga traditionnel) fait le fondement de toute discipline et le silence déjà évoqué, en est une clé d’accès.
Si on y regarde bien, et bien que le terme lui-même surprenne, voire effraie, l’ascèse ne nous est pas si étrangère puisque les philosophies et courants religieux fondant notre culture, proposent une discipline normalement mesurée dès l’instant où l’on a décidé de ne plus se laisser impressionner par ce mot et où on s’est rendu compte à quel point toute discipline respectueuse de l’être, apporte de très nombreux avantages.
Si on supprime les préjugés, clichés, dictats et autres superstitions, on peut aisément se rendre compte que nos grands penseurs ont doté notre monde occidental d’une grande richesse (voir plus loin l’article sur Bayle).
La quasi identité entre le Shiva-Pashupati indien et le Cernunos de nos ancêtres Celtes (voir clichés) est la démonstration qu’une pensée universelle traverse les âges et les espaces et propose une voie d’élévation, quelle que soit sa forme.
Cette universalité de l’ascèse permet de passer à une autre dimension et de renaître à une autre vie, une vie réellement choisie dans l’esprit de ce que souhaitait Pierre Bayle, de conduire sa vie en fonction de ce qui nous semble sincèrement le plus juste. Elle passe par la triple association Mouvement-Souffle-Conscience spécifique au Yoga traditionnel qui aboutit au contrôle de soi (Cf. la session de Mai 2014).
C’est encore elle qui permet de poursuivre vers les buts du Yoga qui sont de ne plus vivre comme le commun des mortels.

En effet, dans sa démarche volontaire, le yogi va s’engager à poser une série de refus déjà nommés plus haut (Cf. supra page 21) et touchant aux automatismes, au gaspillage d'énergie, à l'amoncellement de karma …
Tout cela est essentiellement lié aux activités irrégulières et désordonnées du corps, de la respiration, de l’énergie, du mental, de l’expression, lesquelles sont, pourtant, le résultat de la manifestation naturelle de la vie.

Pierre Bayle (cliquer ici)

Jeanne Liberman


Un exemple

Le sage Vivekanda, 1863-1902

Et le silence ?! …
L’ascèse et la connaissance de soi passant par la voie du silence, la toute première session de silence, je l’ai animée en 1983 à St Mont, dans le Gers.
Actuellement, deux sessions de silence vous sont proposées chaque année, qui permettent de goûter cette délicieuse phrase de Belguise :

     ˝Dans le silence et la solitude, on n’entend plus que l’essentiel
˝.
Dans Drish 120, j’ai évoqué cette peur du silence qui n’est rien d’autre que la peur du noir quand on est enfant ou la crainte de la solitude, laquelle est une composante inévitable de l’existence humaine. C’est ce que me rappela de vive voix, Jeanne Liberman dont vous avez pu faire la connaissance dans les numéros 111 et 112-113 de la revue, au début des articles ˝Papy s’entraîne tous les jours˝. Elle s’était mise à pratiquer les Arts martiaux et le Yoga à un âge avancé et est l’auteur du livre ˝La vieillesse, ça n’existe pas˝ qui eut beaucoup de succès dans les années 79-80. Je la revois encore, en 1984, me saluant sur le pas de sa porte et m’adressant ces quelques mots si simples :

     ˝N’oubliez pas : chacun est seul sur sa route !˝
.
Or cette appréhension par rapport à la solitude et au silence, n’est que le reflet d’une peur plus fondamentale encore, inscrite en nous et liée à notre condition humaine que la pratique du Yoga permet de dépasser par les aspects symboliques, philosophiques et expérientiels, à condition que cette pratique soit conforme à la tradition dont le Yoga est le porteur inséparable.

En résumé …
La richesse du Yoga et de sa tradition se trouve dans la confrontation de sa propre philosophie acquise par ce que l’on peut connaître des penseurs occidentaux et de la tradition du Yoga, à ce que l’on vit au quotidien et surtout pas en s’enfermant à l’abri dans un refuge qui ne donne qu’une vision partielle et fausse de la réalité.
La dimension pédagogique et psychologique, la précision technique, l’application des sciences à l’enseignement et la pratique du Yoga, l’étude des sagesses et philosophies d’Occident, de l’Inde et de l’Orient, l’approche de l’humain sous toutes ses composantes, l’étude des techniques classiques et leur adaptation aux pratiquants sont autant d'outils permettant un vécu constructif.
La dimension pédagogique évoquée est fondamentale : elle inclut des séances et ateliers, des échanges sur l’approche et le vécu des techniques abordées, de leurs effets et du ressenti de chacun.

Une attitude concrète
Cette façon d’agir comprend aussi des pratiques adaptées et leur correction, la découverte et le développement du sens de l’observation, la connaissance concrète, l’étude d’exercices progressifs pour une meilleure adaptation à chaque participant. La réflexion porte sur la technique, l’aspect concret et pragmatique à la lumière d’apports informatifs et de mon expérience professionnelle dans les domaines de l’enseignement du Yoga, de la pédagogie et de l’accompagnement psychologique.
Cette façon de procéder influe sur la façon de pratiquer et d’enseigner pour les futurs enseignants de Yoga et aussi pour les professeurs de Yoga venant se perfectionner à mes côtés.
Dans chaque séminaire de Yoga, le plan pédagogique et technique est à la fois théorique et concret.
Ce choix délibéré permet de prendre en considération l’action de la pratique et ses effets, la façon de se préparer, les variantes, les moyens d’action, les conséquences. Sont abordés aussi les prérequis, les contre-postures, les éventuelles contre-indications, les modes d’amélioration et les aspects pédagogiques, anatomiques et physiologiques appliqués au Yoga et directement liés aux postures, mouvements et techniques.
C’est encore une fois la démonstration que les sciences d’Occident peuvent aider vraiment à mieux comprendre et adapter le Yoga à notre monde. En cela, je fais partie des quelques rares ˝dinosaures˝ du Yoga qui sommes restés fidèles à l’école de l’ascèse indienne dans son acception la plus complète, soucieux d’une transmission aussi large et adaptée que possible.

˝Quel travail nous attend !
˝ penserez-vous peut-être, si vous décidez de tenter de poursuivre sur cette voie, ce que vous avez déjà commencé … Je vous encourage à poursuivre car il est important, dans cette vie, pour lui donner tout son sens, de suivre ce beau message donné par ce proverbe :
     ˝Si tu veux que tes rêves se réalisent, ne dors pas˝.

Le chemin est là : il n’y a qu’à le suivre.

En conclusion …
Je terminerai par cette image dont la valeur  symbolique est évidente et d’une plénitude et d’une richesse comme les grands courants de pensée qui guident les humains, savent en procurer sur les voies diverses de l’évolution et de l’élévation au-delà des soucis de la vie matérielle.
Méditons cette image que propose la tradition indienne et faisons comme le lotus dont les racines sont dans la boue : sa tige en surgit, traverse verticalement les eaux, symboles de l’inconscient, et les pétales immaculés de la fleur viennent s’ouvrir et s’épanouir à la surface de l’eau, entièrement tournés vers la lumière.
               Bon courage.

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